Manifestation : les entrepreneurs sortent les tracteurs

FRANCE

EMPLOI – Plus d’un millier d’employés et de dirigeants du monde économique ont manifesté ce vendredi matin "pour la relance économique dans l’Ouest". Ils demandent notamment le démarrage rapide des travaux de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Ils ont voulu frapper un grand coup. Plus d’un millier d’employés et de patrons du secteur des travaux publics ont manifesté, ce vendredi matin, devant la préfecture de Nantes, avec un message : "Oui à l’emploi, oui à l’activité, oui aux investissements d’avenir, oui à l’aéroport Notre-Dame-des-Landes."

L’appel avait été lancé par la Coordination pour la relance économique et l’emploi dans l’Ouest , qui regroupe une quinzaine d’organisations patronales, le Medef, les chambres de commerces, le centre des jeunes dirigeants mais aussi des fédérations professionnelles et l’association Des ailes pour l’Ouest , farouche défenseur de l’aéroport Notre-Dame-des-Landes.

"Ne pas se laisser dicter l'avenir pas des partisans de la décroissance"

La Coordination pointe des indicateurs "dramatiques" en Bretagne et en Pays de la Loire, avec une baisse de mises en chantiers de 15 %, une chute de 21 % de la construction de logements et "un recul massif des investissements dans les travaux publics". Autant de facteurs qui placent les entreprises dans des situations "très préoccupantes".

Pour réagir, les acteurs économiques estiment ainsi qu’il faut "investir", en lançant les projets créateurs d’emploi et de développement pour le Grand Ouest, qui sont d’après eux "reconnus par le plus grand nombre comme étant socialement utiles et pertinents". En ligne de mire, notamment, l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Pour la Coordination, le chantier créerait 3 000 emplois dont 800 directs dans la région. Ils ont ainsi appelé l’Etat à lancer au plus vite les travaux de la structure, rappelant que le projet a été "décidé démocratiquement et financé à 70 % par le privé", et que "52 recours ont déjà été déboutés".

"Intimidation"

"On ne va pas se laisser dicter notre avenir par des partisans de la décroissance et des organisations qui s’opposent à tout au mépris de la démocratie et dans la violence", ont ainsi déclaré les organisateurs. Alain Mustière a par ailleurs dénoncé des actes "d'intimidation ou de sabotages", visant le matériel ou certaines entreprises en rapport avec le dossier, des faits "intolérables dans un Etat de droit."

Ils demandent également la mise en route d’autres chantiers, comme le projet d’autoroute A831 entre Fontenay-le-Comte (Vendée) et Rochefort (Charente-Maritime), ou encore le nouveau franchissement de la Loire à Nantes. Et ils comptent bien rester sur le qui-vive : "Cette première manifestation est aussi un message à l’Etat pour lui dire que nous sommes prêts maintenant à mobiliser fortement, y compris dans la rue", indique la Coordination. "Nous serons derrière lui pour réaliser les investissements d’avenir de l’Ouest".

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