Marseille base arrière des rabatteurs pour le djihad ?

FRANCE

TERRORISME – Après Mehdi Nemmouche en septembre dernier, Marseille est de nouveau sous le feu de l’actualité avec l’interpellation d'une jeune Iséroise désireuse de faire le djihad. Deux affaires distinctes mais qui pose questions sur leur présence dans la seconde ville de France.

Le scénario se répète de manière inquiétante. En l'espace de quelques mois, Marseille a été sous le feu de l'actualité en raison du passage des candidats au Djihad. Tout d'abord, courant août, une famille quitte Villefontaine (Isère) pour la Syrie via l'aéroport de Marignane. Quelques semaines plus tard, Assia, une adolescente de 15 ans , originaire de la même commune projette de faire de même. Mais son projet est avorté. Elle a été arrêtée ce week-end près de la gare Saint-Charles.

Selon les premiers éléments de l’enquête, la famille et l’adolescente ne se connaissaient pas. Reste que le choix de leur destination avant de partir pour la Syrie pose questions. "Marseille est avant tout un hub avec la gare, l’aéroport et le port... Autant de points de départs pour de nombreuses destinations", rappelle un policier "Mais on peut s’interroger sur la présence de rabatteurs autour de la ville pour faciliter les transits", ajoute-t-il.

Une cellule démantelée en 2010

"Oui c’est possible", affirme à metronews Habib Turki, président de l’association de solidarité et d’aide franco-syrienne de Marseille. "Mais c’est difficile à confirmer, nuance-t-il. Je n’en ai encore jamais entendu parler". Pour le moment, la seule trace de ces rabatteurs qui agiraient sur Internet remonte à octobre 2010.

A la suite d’une enquête, une cellule logistique proposant des hébergements et des faux papiers à des djihadistes tentant de rentrer en France avait été démantelée à Marseille. Depuis, plus grand-chose. Aucun autre dossier de la même ampleur n’a été révélé par la direction du renseignement intérieur. "Marseille est une grande ville où il peut être facile de se fondre dans la masse avant de repartir", indique toutefois une source policière.

 

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