Marseille : Jean-Noël Guérini renvoyé devant le tribunal

Marseille : Jean-Noël Guérini renvoyé devant le tribunal

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JUSTICE - Le président du conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini, en voie d'exclusion du PS, a été renvoyé devant le tribunal correctionnel de Marseille pour "détournement de fonds publics" dans une affaire de licenciement abusif.

Jean-Noël risque bel et bien de passer devant la case tribunal. Le président du conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini, en voie d'exclusion du PS, a en effet été renvoyé devant le tribunal correctionnel de Marseille pour "détournement de fonds publics" dans une affaire de licenciement abusif .

Indépendante du dossier des marchés publics présumés truqués pour laquelle il est toujours mis en examen, cette affaire concerne le licenciement en 2011 de son ancien directeur de cabinet, Jean-David Ciot. Ce dernier est également renvoyé devant le tribunal pour "recel de détournement de fonds publics" a indiqué le procureur de la république confirmant une information de France 3 Provence-Alpes.

Un licenciement jugé délictueux

La justice soupçonne les deux hommes d’une démission arrangée, destinée notamment à permettre au directeur de cabinet de Jean-Noël Guérini de se présenter aux législatives en 2012. Il est reproché à Jean-Noël Guérini, d'avoir versé au printemps 2011 des indemnités de plusieurs dizaines de milliers d'euros (65 000 euros, ndlr) à son ancien directeur de cabinet.

"Il ne conteste pas avoir versé les indemnités, comme la loi lui commandait de le faire. Au moment où il le licencie, l'investiture (pour les législatives, ndlr) de M. Ciot n'existait pas. Il considère que c'est un litige de droit social et que ça n'a rien à voir avec un détournement de fonds publics", argue Me Dominique Mattei, avocat du président du conseil général.

Une lourde peine possible

L’avocat de Jean-Noël Guérini a annoncé son intention de faire appel de la décision des juges d’instruction. Selon le procureur de la république, le procès au tribunal correctionnel devrait se tenir "vraisemblablement au dernier trimestre 2014". Il encourt une peine de 10 ans de prison et 150 000 euros d’amende.

Une peine que la ministre marseillaise Marie-Arlette Carlotti et candidate aux municipales souhaite politique. "Il est à présent vraiment temps de mettre fin à l'effet dévastateur de ses agissements à Marseille et dans l'ensemble du département des Bouches-du-Rhône", déclare-t-elle dans un communiquée demandant son exclusion immédiate du PS

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