Marseille joue la carte de la gastronomie

Marseille joue la carte de la gastronomie

RESTAURANTS - Marseille capiatle de la gastronomie ? Ce n'est pas encore pour tout de suite, mais la cité phocéenne commence à se faire un nom dans le domaine culinaire. De quoi ravir les gourmets de la région pour un week-end gastronomique.

Avec leur cuisine provençale et grâce à l’effet capitale de la culture, les établissements étoilés s’ouvrent désormais à un plus large public. C’est le constat dressé par notre guide Anne Garabedian, journaliste culinaire. Fers de lance de cette tendance : les tables étoilées ouvertes l’an passé, comme l’Intercontinental (52 euros le menu) ou le Môle Passédat, au MuCEM (49 euros).

"Ces restaurants de standing tirent les plus petits vers le haut, estime la spécialiste. Plus de 250 d’entre eux font désormais partie du label “ Tables 13 ”, garant de l’éthique de la profession". Un régime qui se traduit dans nos assiettes par "une cuisine provençale, simple, mais pas simpliste", continue Anne Garabedian.

L'incontournable poisson

Une gastronomie "épurée", qui met à l’honneur des produits frais et dont l’objectif consiste souvent à revisiter des plats traditionnels et à surprendre le client. Par exemple, "l’aïoli d’Une Table, au Sud [45 euros] est servi avec une tartine toastée, une brandade de morue et des légumes en pétales crus et croquants".

Autre aliment incontournable de la région, le poisson. Pour le déguster, le menu du restaurant AM (35 euros), près du rond-point du Prado, présente une... carte blanche. La spécialité du moment ? Les maquereaux au saté, servis brûlés dans un bouillon de tapioc. Ou la bouillabaisse revisitée, avec du poisson bleu sous toutes ses formes.

Locavore, j’adore

D’autres établissements proposent des repas copieux mais moins onéreux. Leur secret ? Utiliser des produits "du cru", dont Fabien Morreale fait sa marque de fabrique. L’ancien candidat de l’émission "Top Chef" a ouvert un restaurant à la Joliette, le Café Kulte (formule plat du jour, dessert et boisson à 11,90 euros). Ce "locavore" achète son riz en Camargue, ses volailles à Entressen et ses yaourts à Miramas. Et ses légumes ? "Dans le pays salonais. La terre y est aride, ce qui donne plus de goût, et moins de gras", explique-t-il.


Mais le chef cuistot le regrette à demi-mot : "Les jeunes sont encore attirés par un steak chez Buffalo Grill. Beaucoup de restaus de burgers ont aussi ouvert, succédant à la mode des sushis." La "street food" a, quant à elle, encore des beaux jours devant elle. "Certains chefs se démarquent avec leur fish’n’chips novateur", constate Anne Garabedian. La Boîte à Sardine sert du merlan accompagné de frites de panisse croustillantes (9 euros). Avec un peu d’aïoli, toujours. Hugo Giusti
 

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