Marseille : l’autopartage peine à convaincre

Marseille : l’autopartage peine à convaincre

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TRANSPORT – Cinq petites voitures électriques sont mises, après abonnement, à la disposition des Marseillais, pour circuler dans la ville. Une version écolo de l’autopartage qui peine à décoller dans la seconde ville de France.

Paris a ses voitures électriques labellisées Autolib’. Lyon et Bordeaux ont suivi le mouvement. Et Marseille ? Pour l’instant pas de petits véhicules gris dans les rues de la ville, mais l’autopartage existe pourtant dans la deuxième ville de France. Comme pour le vélo en libre-service, il est en effet possible de retirer en différents points un véhicule pour le louer sur de courtes distances. Baptisé Citiz Provence , ce système bénéficie d’un réseau de 60 véhicules répartis sur 20 stations.

Problème : l’autopartage à la mode marseillaise a du mal à se développer. Lancé il y a plus de 10 ans, à peine plus de 1000 personnes seulement utilisent ce système pourtant bien pratique pour se déplacer faute de transports. "C’est vrai que ça a du mal à décoller, reconnaît Laure-Agnès Caradec, ajointe UMP à la circulation, mais on part de zéro dans une ville où il est difficile de changer les habitudes. Ça prend du temps".

La voiture électrique pour rester branché

Fort de ce constat, Citiz Provence veut passer la vitesse supérieure pour mieux se faire connaître. Depuis cette semaine, 5 petites voitures électriques au look imparable, à mi-chemin entre un kart et un scooter, débarquent dans les rues de Marseille. D’ici la fin de l’année, 15 autres véhicules sont espérés. Comment ça marche ? Il faut d’abord s’inscrire sur le site de Citiz Provence (50 euros de frais de dossier + 11 euros par mois). Après avoir téléchargé l’application, à vous de retrouver sur une carte virtuelle où les véhicules sont stationnés.

A pleine recharge, vous bénéficiez de 80 kilomètres d’autonomie avant de garer gratuitement la voiture mais seulement dans l’hyper-centre de Marseille. Côté tarif, il vous en coûtera 1 euro pour la location + 1 euro par quart d’heure d’utilisation. "Ce système est à la voiture ce que le vélib’ est vélo", assure Cyrille Estrade, promoteur de ce type de transports. "On peut par exemple l’utiliser pour aller à des endroits mal desservis comme la Corniche", détaille-t-il. Mais avec pour le moment 5 voiturettes à disposition, mieux vaut réserver pour s’assurer de sa disponibilité.
 

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