Marseille : le fini-parti des éboueurs réglé au tribunal ?

Marseille : le fini-parti des éboueurs réglé au tribunal ?

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JUSTICE – La cour administrative d’appel de Marseille examine vendredi le recours d’un avocat qui veut mettre un terme au fini-parti.

Un vieux serpent de mer. Au cœur de la campagne des municipales, le fameux fini-parti des collecteurs d’ordures à Marseille pourrait se régler non pas dans l'hémicycle mais dans une salle de tribunal. Vendredi, la cour administrative de Marseille examine en effet le recours de Me Benoît Candon, bien décidé à attaquer en justice cette pratique permettant aux éboueurs de quitter leur poste une fois la tournée terminée. Et ce quel que soit le nombre d’heures travaillées.

"Ils ne sont pas les seuls responsables de la saleté à Marseille plaide l’avocat, mais il faut reconnaître qu’on travaille moins et moins bien moins en trois heures qu’en six". Fort de ce constat, il avait saisi en janvier 2012 le tribunal administratif pour deux motifs. D’une part en sa qualité de "contribuable local" pour le surcoût financier représenté selon lui par le fini-parti. D’autre part, en sa qualité d’"usager des voies publiques" pour les résultats insuffisants du fini parti sur la propreté.

Un dossier plus étayé

Dans un bref rapport, le tribunal avait rejeté les deux recours. "Ils n’ont même pas examiné le fond", s’étrangle Me Candon. "A la limite, le surcoût financier du fini-parti n’est pas avéré mais les conséquences sur la propreté si. Tous les Marseillais le constatent", assure-t-il pour motiver son nouveau recours devant la cour administrative d’appel. Prêt à plaider, l’avocat estime être mieux armé pour défendre son dossier. "Jusqu’à présent, la communauté urbaine soutenait que le fini-parti n’existait pas, mais un document prouve le contraire".

A l’alinéa 4.2, le règlement intérieur de la direction de la propreté urbaine stipule en effet : "dans les opérations de collecte, un départ anticipé est accepté sous réserve que la totalité de la section ait été collectée". "C’est écrit noir sur blanc", appuie Benoît Candon se référant également à des rapports de la Chambre régionale de la cour des comptes arguant "de la mauvaise qualité" du service, du "risque d’accident" pour les rippers, qui font au plus vite, et du "coût anormalement élevé" de ce système.
 

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