Marseille : le meurtrier présumé de  l'étudiant égorgé identifié en Belgique

Marseille : le meurtrier présumé de l'étudiant égorgé identifié en Belgique

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FAIT DIVERS - Il avait été égorgé l’été dernier en pleine rue alors qu’il allait récupérer une amie à la gare SNCF. La mort de Jérémie est longtemps restée inexpliquée. L’identification d’un multirécidiviste relance une enquête marquée par un faux départ.

Son meurtre sauvage avait bouleversé la France. Le 9 août dernier, Jérémie, un jeune étudiant de 22 ans était égorgé dans le centre-ville de Marseille. Après sept mois d'enquête, son meurtrier présumé aurait enfin été identifié rapporte le journal La Provence.  

Le suspect, âgé d’une trentaine d’années, serait un marginal incarcéré en Belgique pour une tentative de braquage d’une joaillerie bruxelloise. Ce multirécidiviste serait connu pour des faits de violence mais aussi pour être une véritable anguille, avec l’utilisation d’une centaine de fausses identités. Ce suspect aurait été identifié grâce à des images de vidéosurveillance. Autre fait concordant, il aurait utilisé un tesson de bouteille dans son attaque de bijouterie ; probablement le même type d’arme qui aurait servi à blesser mortellement le jeune vosgien.

Extradé dans un mois ?

Le soir de son agression, l’étudiant de l’école de management Euromed se rend à pied à la gare Saint Charles. Le jeune homme doit retrouver une amie mais il n’arrivera jamais à destination. La patronne du bar "le Français" verra entrer Jérémie dans son établissement en se tenant la gorge, avant de s’écrouler rapidement. Hospitalisé à l’hôpital Nord, il succombera 2 jours plus tard.

Le vol de son téléphone portable avait été supposé dans un premier temps pour expliquer l’agression. Un sans domicile fixe avait été arrêté rapidement. Trop vite peut-être ; l’homme sera innocenté et le téléphone retrouvé dans le service d’urgence où Jérémie avait été admis. Le meurtrier présumé ne sera pas libérable avant le mois prochain. Il devrait alors être extradé en France pour y être entendu. Le procureur de la République de Marseille refuse de confirmer ou commenter l’information.
 

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