Marseille : le patron de la SNCM sur la sellette

Marseille : le patron de la SNCM sur la sellette

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ÉCONOMIE – Le maintien ou non de la direction de la SNCM sera décidé lundi lors d’un conseil de surveillance de la compagnie. Enjeu : la stratégie future de la compagnie maritime.

La vie à la SNCM est loin d’être un long fleuve tranquille. Après les grèves ou encore les amendes de Bruxelles, la compagnie maritime va connaître lundi un tournant décisif avec la réunion du conseil de surveillance.

C’est au cours de cette assemblée entre les représentants de l’actionnaire majoritaire, Transdev (66 % du capital), de l’État (25 %) et des salariés (9 %) que le sort de l’actuel patron de la SNCM, Marc Dufour, sera connu.

Sur les 14 membres du conseil de surveillance, les 4 représentants des salariés sont pour son maintien. À l’inverse, la majorité des représentants de Transdev sont contre. Reste à connaître la position de l’État et ses 3 membres qui feront pencher la balance.

Un choix stratégique

Au-delà, du maintien ou non de Marc Dufour, c’est la stratégie de la compagnie maritime qui se dessine. L’actuel patron, ainsi que les salariés, milite pour un plan de revitalisation de l’entreprise prévoyant l’achat de 4 nouveaux navires et la suppression de 500 postes sur 2 600 pour maintenir l’entreprise à flot.

Un projet trop coûteux et auquel "ne croit pas" l’actionnaire majoritaire, Transdev, opposé de fait à Marc Dufour. Autre raison de la non-viabilité de ce plan, selon Transdev : la condamnation de Bruxelles à rembourser les 440 millions d’euros d’aides publiques jugées illégales. "Une menace létale", selon son PDG, Jean-Marc Janaillac.

Au milieu de tout cela, l’État a pour le moment joué l’apaisement. En janvier dernier, Frédéric Cuvillier, alors ministre délégué chargé des Transports, avait soutenu le plan de revitalisation. Mais, depuis, les représentants de l’État se sont abstenus sur les querelles entre l’actionnaire et la direction. Ce qui laisse craindre aux salariés une abstention, synonyme d’un abandon du plan, lors du vote de lundi.
 

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