Marseille : quel avenir pour le Napoléon?

Marseille : quel avenir pour le Napoléon?

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TRANSPORTS - La SNCM a annoncé avoir trouvé un "accord intéressant" avec ses assureurs pour l'indemnisation liée à l'avarie de son ferry Napoléon Bonaparte, qui avait pris l'eau en octobre 2012 dans le port de Marseille lors d'un violent coup de vent.

La SNCM y voit plus clair. Gravement endommagé à la suite d’un coup de vent en octobre 2012, le navire amiral Napoléon Bonaparte était toujours suspendu à un accord entre la compagnie maritime et les assurances pour fixer le montant de l’indemnisation. C’est désormais chose faite. Mercredi, la compagnie maritime a annoncé avoir trouvé un "accord intéressant", comme le révélait le site Marsactu .

De source proche du dossier, l'accord porte sur la somme de 60 millions d’euros, somme versée à la compagnie par les assureurs. "Nous avons signé une transaction avec notre pool assureurs ", précise un porte-parole de la SNCM, sans donner plus de détails sur le montant et le montage de l'opération en raison d'une clause de confidentialité. Une belle somme, oui, mais pour quoi faire ? Pour le moment, la compagnie ne souhaite pas se prononcer sur l’avenir du navire. Plusieurs options s’offrent à elle : soit le réparer, soit le revendre ou soit s’en débarrasser pour le découper.

Un plan pour de nouveaux bateaux

"L’avenir du Napoléon Bonaparte doit être évoqué lors du prochain conseil de surveillance le 25 février", indique une autre source. A coup sûr, le destin du navire sera lié au plan de redressement de la compagnie. Ce projet prévoit notamment l’achat de 4 nouveaux navires de dernière génération permettant à la SNCM de réduire ses coûts et de rester compétitive.

Attaché au symbole du Napoléon Bonaparte, le secrétaire général des marins CGT, Frédéric Alpozzo, aurait aimé conserver "ce fleuron", mais il ne se fait guère d’illusions. "On ne vit pas dans le pays de Oui-Oui. L’exploitation d’un navire ne peut pas se faire à perte. Mais l’argent de l’indemnisation doit servir à l’achat de nouveaux ferries", signale-t-il. Reste à s’assurer que les actionnaires de la SNCM valideront la commande. "On reste vigilant déclare le syndicaliste, quand il faut payer, ils ont toujours des oursins dans les poches".
 

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