Marseille : touché, le fini-parti des éboueurs n’est pas coulé

Marseille : touché, le fini-parti des éboueurs n’est pas coulé

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JUSTICE - La cour d'appel administrative de Marseille a annulé vendredi matin le fini-parti. Le président UMP de la communauté, Guy Teissier, promet de mieux l’encadré.

Une bataille de gagnée mais pas la guerre. Vendredi, la cour d'appel administrative de Marseille a annulé le "fini-parti" , cette pratique qui permet aux collecteurs d’ordures de finir leur travail une fois la tournée terminée, sur la base d’un vide juridique. Inscrite dans le règlement intérieur de la communauté urbaine, elle n’a jamais été votée par les élus.

"La décision instituant le fini-parti aurait dû légalement être soumise au vote de l’organe délibérant de la communauté urbaine MPM après avis du comité technique compétent", précise la Cour administrative d’appel dans son arrêt. Elle considère par ailleurs que le fini-parti "est susceptible d’avoir une influence sur la qualité du service rendu".

Un nouveau contrat de propreté

Averti dans la matinée de l’arrêt de la Cour, le président de Marseille Provence Métropole, Guy Teissier, n’a pas tardé à réagir en prenant "acte de la décision", notant toutefois que "le juge administratif ne s’est pas prononcé sur la légalité du fini-parti en tant que tel". Un point de détail important pour le nouveau président de MPM, projetant de faire un nouveau "contrat de propreté au début de l’été".

"S’ils revotent une autorisation de travail des collecteurs à 4 heures par jour, moi je réattaque (devant la justice ndlr)", prévient Me Benoît Candon, porteur du recours contre le fini parti à la Cour administrative d’appel. "Les Marseillais ne peuvent plus tolérer ce genre de pratique source de saleté", appuie-t-il.

Le syndicat Force Ouvrière ouvert au dialogue

Un allongement des tournées pas du goût de Patrick Rué, premier secrétaire du syndicat Force Ouvrière. "Ça ne se fera que le jour où les éboueurs s’appelleront Robocop. On peut faire de meilleure collecte mais il n’y aura pas d’augmentation de la quantité du travail des éboueurs", indique-t-il.

Selon le représentant du principal syndicat des éboueurs de Marseille, "le fini-parti n'est pas responsable de la saleté en ville". "Prêt à discuter" avec les services de MPM sur le contrat de propreté, Patrick Rué affirme pour le moment ne pas "brandir la menace d'une grève".


 

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