Marseille : un lycéen poignardé à mort devant un lycée

FRANCE

DRAME - Un lycéen de 16 ans a été mortellement poignardé lundi après-midi à Marseille. Il a été tué à la sortie de l’établissement à la suite d’une altercation avec un autre élève. L’enquête a été confiée à la sûreté départementale.

Une banale dispute sur un terrain de basket se termine en drame. Lundi, en fin d’après-midi, un adolescent de 16 ans, scolarisé au lycée Camille Jullian dans le 11ème arrondissement de Marseille, a été mortellement poignardé par un ou plusieurs agresseurs à la sortie de l’établissement.

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Dans une grande confusion, les proches et les amis de la victime se sont aussitôt, à la nuit tombée, pressés devant le lycée pour confirmer la terrible nouvelle. "Quoi, c’est Micha ?", interroge avec sanglot un lycéen venant d’apprendre le décès de son camarade.

"Putain c’est pas possible", frémit un autre élève face au cordon de police dressé devant une tente où les agents examinent la scène de crime située juste devant les grilles du lycée.

Des hommes munis de matraques et d’un couteau

Un établissement réputé calme, théâtre vers 16 heures de la mortelle altercation. Selon un proche d’un des témoins de la scène, Mickaël aurait été pris à partie par deux hommes venus en scooter. Munis de matraques télescopiques et d’un couteau, ils l’auraient tabassé puis poignardé à plusieurs reprises avant de prendre la fuite.

Une dispute à midi sur un terrain de basket, qui n'a rien à voir avec les attentats de la semaine dernière, serait à l’origine du drame. "On m’a dit qu’il s’était embrouillé avec une fille. Elle lui a dit qu’elle allait appeler ses cousins, relate Julien*, un ami proche du jeune homme. Ils l’ont planté ces enfoirés, j’en reviens pas. On ne peut pas mourir comme ça", poursuit-il les yeux rougis par la perte de son ami avec qui il faisait du sambo, un art martial russe.

"Inadmissible"

"C’était un gaillard mais pas une tête brûlée ajoute un autre lycéen. Il n’y avait pas un brin de méchanceté en lui", souffle-t-il devant un camion de marins-pompiers où la famille de la victime était prise en charge en fin de journée.

"Ce qui vient de se passer est inexplicable, inadmissible a tenu à réagir, Julien Ruas, adjoint à la prévention et gestion des risques urbains présent sur place au côté de la député-maire UMP du secteur Valérie Boyer. On n’a pas le droit d’ôter la vie d’un jeune comme ça".

Confiée à la brigade criminelle de la sûreté départementale, l’enquête "devrait aller vite", souligne une source proche du dossier contactée par metronews. "Si la fille a bien appelé ses cousins pour régler son compte à l’adolescent, ils vont rapidement être identifiés".

*Le prénom a été changé

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