Marseille : une lutte contre les discriminations plus visible

Marseille : une lutte contre les discriminations plus visible

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POLITIQUE – Absente de la précédente mandature, la lutte contre les discriminations fait son entrée dans l’équipe municipale. Une victoire pour le Conseil représentatif des associations noires (CRAN).

Nouvelle mandature, nouveaux enjeux. La nomination vendredi de l’équipe municipale du maire Jean-Claude Gaudin a permis de rectifier le tir en termes de lutte contre les discriminations. Ce manque avait été pointé du doigt par le Conseil représentatif des associations noires (CRAN) qui avait décerné une note de 10 sur 100 à la ville en matière de lutte contre le racisme. "Contrairement à Lyon ou Paris, Marseille ne dispose d’aucun élu dans ce domaine", déplorait le responsable local du CRAN, Nassurdine Haïdari.

Un constat désormais dépassé. Outre le service civique municipal et la laïcité, l’élu PRG, Michel Dary s’occupera désormais de la lutte contre les discriminations. "C’est une grande victoire se réjouit Nassurdine Haïdari. Avec l’élection d’un maire de secteur Front national, il y a une impérieuse nécessité de réaffirmer l’unité de la ville que l’on habite au nord ou au sud", estime-t-il.

Une feuille de route à tracer

Outre le symbole, le représentant du CRAN voit dans cette nomination l’occasion de mener des actions dans les discriminations liées à l’emploi . "Il faut que la ville fasse davantage pour aider les jeunes des quartiers victimes du chômage". Autre idée selon lui : "la mairie pourrait s’engager à favoriser le travail de ces personnes lorsqu’elle passe un marché public". Lucide, Nassurdine Haïdari reconnaît "qu’on ne pourra pas tout faire", mais "on pourra en faire beaucoup".

"Nous serons à l’écoute de toutes les propositions pour améliorer les choses", avance le président de la majorité municipal, Yves Moraine rappelant que "les villes ne peuvent pas agir sur les employeurs privés". A l’instar des autres adjoints, l’élu à la lutte contre les discriminations n’a pas encore tracé sa feuille de route. Le budget sera évalué en fonction précise Yves Moraine. Mais en attendant, "le symbole est là ajoute-t-il et toutes les personnes qui s’estiment victimes de discriminations auront désormais un interlocuteur".
 

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