Martine Aubry confortée à Lille, fragilisée à la métropole

Martine Aubry confortée à Lille, fragilisée à la métropole

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MUNICIPALES - La liste conduite par la maire socialiste sortante Martine Aubry est créditée de 52,06%, 22 points devant celle de Jean-René Lecerf (UMP-UDI). Avec 18,22%, Eric Dillies (FN) fera son entrée au conseil municipal.

Elle se maintient dans son fief, malgré la vague bleue. Martine Aubry a été réélue ce dimanche pour un troisième mandat de maire à Lille. Sa liste d'union de gauche (PS-EELV) obtient un score de 52,06% des voix, devant Jean-René Lecerf (UMP-UDI) à 29,72% et Eric Dillies (FN) à 18,22%.

En recul de plus de dix points par rapport au premier tour de 2008, la maire de Lille perd cette fois 14 points sur son score du second tour de 2008 (66,56%). Mais elle dépasse la barre symbolique des 50% dans une triangulaire. "Je ressens une grande joie, car les Lillois m'ont fait confiance pour continuer, mais aussi une immense tristesse pour les pertes de villes, notamment à Tourcoing. Notre pays va mal. Je comprends la colère des Français. Il faut leur redonner confiance", a déclaré Martine Aubry , en rappelant qu'elle ne se joindrait à aucun remaniement.

L'UMP en recul au profit du FN

De son côté, Jean-René Lecerf est aussi en recul par rapport à 2008 (33,44%), au profit d' Eric Dillies , qui entre au conseil municipal avec 5 sièges (contre 47 pour Aubry et 9 pour Lecerf). Pour la première fois depuis 1977, aucun communiste n'y siégera, faute d'un accord trouvé durant l'entre-deux tour avec le Front de gauche (6,17%).

"Je ne partage aucune valeur avec le Front national, qui n'est pas un parti comme un autre, rappelle Jean-René Lecerf. Je serai un opposant républicain et j'espère que Martine Aubry respectera l'opposition. Les débats que nous n'avons pas pu avoir durant la campagne, nous les auront après."

La présidence PS de la métropole menacée

Après le basculement à droite de villes-clés, dont Roubaix et Tourcoing , la présidence de la communauté urbaine de Lille (LMCU) par Martine Aubry est menacée. Prévue le 7 avril, l'élection s'avère très serrée. Avec ses 29 sièges, le groupe Métropole Passions communes (MPC), qui comporte de nombreux maires sans étiquette, va jouer les arbitres.

Allié jusqu'à maintenant à Martine Aubry, son chef de file, Damien Castelain, maire de Péronne-en-Mélantois, pourrait se laisser séduire par l'offre de la présidence par la droite. "On ne prendra jamais Lille Métropole Communauté Urbaine si on n'a pas avec nous les maires des petites communes", rappelle Jean-René Lecerf. Aujourd'hui, les tractations ont d'ores et déjà commencé.

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