Météo : comment la France se prépare à affronter la vague de grand froid

FRANCE

ÉTAT D'ALERTE - Gouvernement, collectivités, associations, distributeurs d'électricité... l'Hexagone est sur le pied de guerre pour affronter, à partir de mardi, une vague de froid inédite depuis 2012. Tour d'horizon.

Sous l'effet d'un air glacial venu du nord-est, favorisé par un vaste anticyclone, les températures devraient commencer à plonger ce mardi avec des gelées très marquées mercredi 18 janvier. Les premières régions affectées seront le nord-est, avec des minimales de -6°C à Strasbourg, -8 à Langres (en Haute-Marne, dont la préfecture a annoncé ce lundi le déclenchement du niveau 3 "froid extrême").

A Paris, -3 à -4 degrés sont annoncés mardi 17 et mercredi 18 janvier, -4 à -6°C  en banlieue. En journée le thermomètre aura du mal à franchir 1°C. Avec le vent, le ressenti sera plutôt de -9 à -10 dans la capitale mercredi. Ce jour-là, on attend -6°C  à Orléans, mais aussi -9°C  à Tarbes ou -4°C  à Biarritz (à peine 0 à 2 en journée). Avec le vent ce sera une impression de -14°C  à Orléans, Reims...

 "C'est une pellicule d'air froid qui finit par s'installer", résume le prévisionniste de Météo-France Frédéric Nathan, évoquant une durée possible de six jours. Cependant, son "intensité devrait être relativement modérée", par rapport à la vague de froid de février 2012, ajoute-t-il.

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Les écoles fermées en Corse

En Corse, les chutes de neige doivent se maintenir toute la journée de mardi. La vigilance orange "neige-verglas" a été déclenchée sur l'île. Conséquence : le préfet de Corse-du-Sud a annoncé ce lundi dans un communiqué, que "les établissements scolaires du département resteront fermés" mardi 17 janvier. La Haute-Corse a pris la même décision, rapporte France 3 Corse. Seuls les établissements scolaires de la commune d'Ajaccio et de Bastia seront ouverts.

Par ailleurs, les deux départements ont décidé de suspendre les transports scolaires toute la journée de mardi, ainsi que les liaisons ferroviaires et la circulation des poids lourds.

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"De la place" pour tous les SDF

En prévision du froid, le gouvernement a mis en place un "pilotage national quotidien" pour anticiper les besoins. "Il y aura de la place pour tout le monde", a promis ce lundi le ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux. La Croix-Rouge prévoit de mobiliser au moins un millier de bénévoles chaque soir, et sera peut-être amenée à ouvrir des accueils de jour, à la demande des autorités. Un "bilan quotidien des besoins" doit être établi par les préfets.

La préfecture des Alpes-Maritimes annonce par exemple 40 places supplémentaires pour les sans-abri. A Strasbourg, la municipalité a réquisitionné deux gymnases, idem à Ajaccio. Les associations d'aide aux plus démunis se sont félicitées de la création de places d'hébergement réclamées depuis des semaines. Mais à la Fondation Abbé Pierre on regrette cette "réaction au thermomètre" : "il y a besoin d'une solution durable".

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Pas de coupures d'électricité en vue

Bien que le froid risque d'entraîner une hausse de la consommation d'électricité, "il n'y a pas de coupures programmées", a indiqué le gestionnaire du réseau de transport d'électricité, RTE. Il a cependant communiqué sur les moyens de baisser sa consommation. 

Alors que RTE prévoyait des pics de consommation de 100.000 mégawatts (MW) mercredi 18 et jeudi 19 janvier, proches du record historique de 2012, le gestionnaire du réseau de transport (RTE) a revu à la baisse ses anticipations. Le fameux pic, atteint lorsque les Français rentrent chez eux et poussent le chauffage, est désormais attendu autour de 93.000 mégawatts mercredi soir et 96.200 MW jeudi matin.

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JT 20H - Il a fait jusqu’à -21° lundi : le tour de France de la vague de froid

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