Le froid s'installe un peu partout en France et oblige un lycée de l'Ain à fermer ses portes

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METEO - Le froid est de retour un peu partout en France. Conséquence, un lycée de l'Ain a dû fermer ses portes jusqu'à nouvel ordre après une panne de son système de chauffage, mettant au repos forcé 1900 élèves.

Après une seconde quinzaine d'octobre exceptionnellement douce et un début novembre plutôt clément, on pensait que le froid n'arriverait jamais. Raté. De l'air glacial venu du nord de l'Europe s'est infiltré depuis ce dimanche sur la France, faisant sérieusement chuter les températures. Même les régions méditerranéennes n'ont pas été épargnées. Et avec cette fraîcheur quasi-hivernale, la neige a fait son apparition sur la plupart des massifs, parfois dès 800 mètres d'altitude.

Des températures en dessous des normes de saison

Ce mardi matin, les températures étaient particulièrement basses entre la Nouvelle-Aquitaine et le Nord de la France. Les gelées étaient généralisées sur ces régions avec généralement 0 à -3°C. Localement, on a pu relever -4°C à Mont-de-Marsan et Poitiers, -5°C à la station de Beauvais-Tille et même près de -7°C en Sologne à Romorantin. Des niveaux en-deçà, pour 5 à 8°C, des normales de saison.

Dans l'Ain, un lycée contrait de fermer ses portes

Ce froid a contraint le proviseur du lycée de la Plaine de l'Ain, à Ambérieu-en-Bugey, à fermer son établissement... jusqu'à nouvel ordre, rapporte France 3 Auvergne-Rhône-Alpes. En cause, le système de chauffage vieillissant qui a rendu l'âme. Face à la complexité de l'installation, et à des fuites sur les canalisations, le chauffagiste dépêché en urgence a dû arrêter la chaudière lundi 6 novembre, obligeant les 1900 élèves à rester chez eux, bien au chaud.


Une situation ubuesque mais nécessaire, la température dans les salles de cours ne dépassant pas les 5°C le matin. "C'est pas évident d'écrire avec des gants, le stylo glisse", lance ainsi Pierrick, un élève de Terminale, à nos confrères de France 3. Même constat chez les enseignants, exaspérés par ce problème qu'ils ont déjà connu l'hiver dernier : "C'est vrai qu'au bout d'un moment on arrive au bout du système, trop de vétusté, un manque d'entretien, d'investissement, de maintenance..." analyse un prof d'histoire-géo.


Et pourtant, le nouveau proviseur, en charge de l'établissement depuis le mois d'avril, avait été alerté par son prédecesseur, "mais les choses ont traîné", déplore-t-il.

Attention aux risque d'intoxication au monoxyde de carbone

Qui dit chauffage vétuste, dit aussi risques d'intoxication au monoxyde de carbone. Lundi 6 novembre, la Direction générale de la santé (DGS) a tiré la sonnette d'alarme, indiquant que 63 cas concernant 196 personnes ont déjà été signalés du 1er septembre au 10 octobre. "Chaque année, ce gaz toxique est responsable d'une centaine de décès en France. Invisible, inodore et non irritant, le monoxyde de carbone est indétectable. Des gestes simples contribuent pourtant à réduire les risques", rappelle la DGS (ministère de la Santé) dans un communiqué. 

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JT 13H – Avec le froid, attention aux intoxications au monoxyde de carbone

Le monoxyde de carbone (CO) peut être produit par les appareils utilisant des combustibles (gaz naturel, bois, charbon, fuel, butane, propane, essence ou pétrole etc.) qui ne fonctionnent pas correctement. "Avant l'hiver, faites systématiquement vérifier et entretenir les installations de chauffage et de production d'eau chaude, ainsi que les conduits de fumée (ramonage mécanique)", conseille la DGS. "Tous les jours, même quand il fait froid, aérez au moins 10 minutes votre logement, maintenez vos systèmes de ventilation en bon état de fonctionnement et n'obstruez jamais les entrées et sorties d'air", détaille-t-elle encore. "Respectez les consignes d'utilisation des appareils à combustion : ne jamais faire fonctionner les chauffages d'appoint en continu, ne jamais utiliser pour se chauffer des appareils non destinés à cet usage (cuisinière, brasero, barbecue, etc.)", poursuit la Direction.

Les symptômes d'une intoxication au monoxyde de carbone sont des maux de tête, une fatigue ou bien des nausées. Une intoxication importante peut conduire au coma et à la mort, parfois en quelques minutes. "Il faut donc agir très vite : en cas de suspicion d'intoxication, aérez immédiatement, arrêtez si possible les appareils à combustion, évacuez les locaux et appelez les secours en composant le 15, le 18 ou le 112 (et le 114 pour les personnes malentendantes)", préconise la DGS.


Lors de la période de chauffe 2016-2017, 1041 épisodes d'intoxication au CO survenus par accident et impliquant 3540 personnes ont été signalés au système de surveillance de Santé publique France.

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