Métro, Tram, RER, Vélib’ et Autolib’ gratuits pendant la pollution : combien ça coûte ?

Métro, Tram, RER, Vélib’ et Autolib’ gratuits pendant la pollution : combien ça coûte ?

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POLLUTION - Le STIF estime à 12 millions d’euros le coût de la gratuité des transports en commun pendant les 3 jours. Une mesure mise en place pendant l'épisode de pollution exceptionnel qui touche le bassin parisien depuis le début de la semaine... et qui n’aura pas de retombées financières pour les abonnés Navigo. Explications.

Pour lutter contre la pollution, le STIF et la Ville de Paris ont misé sur la libération des transports en commun. Depuis jeudi 13 mars, Autolib’, Vélib’ et stationnement résidentiel sont gratuits , et ce jusqu’à la fin du week-end. L’autorité qui gère les transports en commun dans la région a rendu métro, bus, tramway et RER gratuits de vendredi à dimanche dans toute l’Île-de-France.

Mais pas question de faire bénéficier les abonnés d’un pass Navigo d’une ristourne, ce que nombre d’entre eux avaient un temps imaginé, comme en temps de grève. Niet, tranche-t-on au STIF : "Il ne s’agit pas d’une mesure commerciale, mais d’une mesure de santé publique".

Pour ceux qui voyagent avec des tickets, comme Marion, la gratuité est tout de même agréable. En plus de la petite économie réalisée, cette jeune trentenaire apprécie de pouvoir circuler librement dans le métro : "toutes les portes sont ouvertes ; j’aimerais bien que ce soit comme ça dans la vraie vie", explique-t-elle ajoutant que cela lui donne envie de prendre le métro tout le temps.

Trois jours à (environ) 12 millions d’euros

Coût de l’opération ? 12 millions d’euros pour les trois jours de gratuité des transports en commun, détaille le STIF. Un chiffre difficilement vérifiable, les abonnés navigo bénéficiant déjà d’une remise le week-end, avec le dézonage total, effectif depuis le 1er septembre 2012, qui autorise la circulation dans toute la région quelque soit les zones incluses dans l'abonnement.

Une somme prise en charge à 50 % par l’Etat, l’autre partie restant à la charge du SITF.

La Ville n’a pas encore sorti la calculette

Côté Paris, la gratuité du Vélib’, d’Autolib’ et du stationnement résidentiel n’a pas encore été chiffrée précisément, la ville préférant attendre la fin de l’épisode de pollution pour communiquer sur le coût.

La fréquentation des Vélib’ a enregistré une forte hausse : 8.000 tickets journées gratuits ont été retirés jeudi 13 mars. Le double du jeudi précédent.

Dans le métro, la RATP remarque "une bonne fréquentation mais de pas de mouvement de foule inhabituels". Et que font les agents de ventes et contrôleurs privés de travail ? Pas de chômage technique ni de RTT, mais une "réaffectation" explique la régie : "ils ont été affectés, pour ces trois jours, à des tâches d'information voyageurs, principalement vers les voyageurs ne connaissant pas le réseau et profitant des transports gratuits."

Pas d’afflux aux urgences parisiennes

L’épisode de pollution n’a pas d’incidence sur la fréquentation des urgences, assure l’APHP, contactée par metronews. "Il n’y a pas d’effet de masse palpable. La pollution est un vecteur mais ce n’est pas la seule raison qui pousse les gens à venir aux urgences [...] Les personnes fragiles, comme ceux atteints d’asthme, ne se déplacent pas et sont déjà bien souvent sous traitement."

Limiter les activités extérieures ou encore privilégier les transports en commun à la voiture sont deux des cinq conseils listés par metronews pour se protéger.

Enfin, parce qu’une image vaut souvent mille mots, le photomontage de la tour Eiffel, photographiée à une semaine d’intervalle, et publié sur le compte twitter du Monde est éloquent sur l’état de l’air parisien.

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