Métro, tramway, bus : ce qui va bouger dans l'agglo

FRANCE

TRANSPORTS - Jean-Michel Lattes a été élu en fin de semaine à la tête du SMTC-Tisséo. Il sera désormais chargé de mettre sur les rails les promesses de campagne de Jean-Luc Moudenc en matière de déplacements. Le point sur les projets qui pourraient être abandonnés et ceux qui devraient voir le jour.

La troisième ligne de métro d'ici à dix ans

Cette promesse phare de Jean-Luc Moudenc sera "l’une des priorités de [s]on mandat, les premières études seront lancées en septembre et elle pourrait voir le jour d’ici neuf ou dix ans si l’on se base sur le calendrier de la ligne B" indique Jean-Michel Lattes, fraîchement élu à la tête du syndicat mixte de transports en commun Tisséo SMTC.

Pour trouver les 1,4 milliard d'euros nécessaires à sa réalisation, le président de Tisséo prévoit de dégager des marges de manœuvres financières "par une meilleure gestion du SMTC",  l’abandon de certains projets comme le tramway Canal estimé à 300 millions d’euros ou encore "le montant du renouvellement de la concession des parkings qui s’élève à 100 millions d’euros". Ce qui demandera néanmoins de recourir à l’emprunt dans un contexte où l’endettement de Tisséo frise les 1,4 milliards d’euros. En revanche, l'élu a acté que les tarifs des tickets de transport n'augmenteront pas, y compris pour les seniors et les jeunes.

Le tram et l'aérotram dans le viseur

Le projet de ligne de tramway Canal, qui devait notamment relier de façon circulaire la gare à l’aéroport est définitivement enterré. C'est la troisième ligne de métro baptisée "Aerospace" qui assurera cette liaison. "Pas opposé au tramway de façon dogmatique", l'élu n'est pas contre le prolongement de la ligne de tramway T1 jusqu'au Grand-Rond et au Quai-des-Savoirs.

Si Jean-Michel Lattes concède que c'est la seule façon de franchir la colline de Pech-David, l’avenir de l'aérotram qui devait relier Rangueil à l'Oncopôle pourrait aussi être compromis. En cause : son coût qui "pourrait être de 63 à 80 millions d’euros soit deux fois plus que ce qu’avait annoncé Pierre Cohen, argumente l'élu. Cela fait beaucoup pour transporter 7000 personnes par jour".

Et sur le réseau actuel ?

Les noctambules devront patienter jusqu'au mois de septembre pour emprunter le métro jusqu'à 3 heures du matin le week-end. "Il faut négocier de nouveaux horaires de travail avec le personnel. Cela se fera sur la base du volontariat et avec compensations financières", explique Jean-Michel Lattes.

Autre changement qui pourrait voir le jour dans les prochains mois, le passage à trois wagons de certaines rames de métro pour désengorger la ligne A. "Dans un premier temps, ces rames ne s'arrêteront pas aux stations dont le quai est trop court. Mais cela suppose d'acheter de nouvelles rames" et par la suite, sans toutefois donner de calendrier, Jean-Michel Lattes évoque des travaux d'agrandissement mécanique des quais.

Prudent sur les futurs arbitrages, Jean-Michel Lattes indique que "ce sont les élus qui trancheront". Ils doivent d'ailleurs se retrouver le 28 mai pour le débat d’orientation budgétaire.

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