Monter sa boîte à Nantes, mode d’emploi

Monter sa boîte à Nantes, mode d’emploi

ECONOMIE – Le programme de la "Semaine de la création et de la reprise d’entreprise en Loire-Atlantique", qui aura lieu du 2 au 6 juin, a été présenté ce vendredi… L’occasion de découvrir la multitude de réseaux locaux qui viennent en aide aux futurs entrepreneurs.

L’an passé, 650 personnes étaient venues. Cette année, près de 800 sont attendues. La 3e "Semaine de la création et de la reprise d’entreprise", qui va se tenir à Nantes et Saint-Nazaire du 2 au 6 juin, propose de nombreux rendez-vous pour transformer une vague idée de projet en une véritable entreprise. C’est surtout l’occasion de découvrir la multitude de réseaux – souvent méconnus – qui viennent en aide aux futurs entrepreneurs. Et cela, quelle que soit leur profil, leur provenance géographique ou la taille de leur projet.

80 % de survie chez les entreprises accompagnées

"On entend souvent dire que la création d’entreprise c’est difficile, que c’est le parcours du combattant", observe Laëtitia Degoulange, directrice de l’emploi et de l’innovation sociale à Nantes métropole. "Mais c’est l’accompagnement qui fait la différence : un porteur de projet qui est accompagné a 80 % de chances d’être encore en activité dans trois ans, contre 50 % dans le cas contraire." "Un porteur de projet sur le 44 a beaucoup de chance : ici, il trouvera des lieux d’information, des réseaux et des financeurs", ajoute Jean-François Manceau, de la Chambre de commerce et d’industrie de Nantes/Saint-Nazaire. "Ce n’est pas le cas sur tous les territoires..."

Patron ET salarié, c'est possible

Lors de la "Semaine de la création et de la reprise d’entreprise", certains apprendront ainsi peut-être que l’on peut être à la fois patron ET salarié. C’est le cas d’Angélique Dubuc, coach et formatrice en "prévention posturale" : elle intervient dans les entreprises pour prévenir les troubles musculo-squelettiques de leurs salariés, et ainsi réduire l’absentéisme qui en découle... Pour lancer son affaire, cette femme de 37 ans est devenue salariée de l’Ouvre-Boîtes 44, une structure qui l’aide à développer son projet . "C’est un confort d’avoir ce statut, car on peut tester notre idée à moindre coût", explique Angélique. "En contrepartie, l’Ouvre-Boîtes prend un pourcentage sur le chiffre d’affaires. Et, s’il n’y en a pas, elle ne prend rien."

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