Mort de Rémi Fraisse : les condamnations pleuvent après la manifestation à Nantes

FRANCE
FAIT-DIVERS -Vitres brisées, magasins caillassés... La manifestation en mémoire de Rémi Fraisse a dégénéré lundi soir à Nantes. Les partis condamnent les violences.

Les condamnations locales sont unanimes après les dégradations dans le centre de Nantes, à la suite de la manifestation en mémoire de Rémi Fraisse, décédé dans le Tarn. Tour d'horizon.

EN SAVOIR +
>> La manifestation en mémoire de Rémi Fraisse dégénère à Nantes >> 3 questions après la manifestation de Nantes
>> La manifestation en photos

Johanna Rolland, maire de Nantes : "La Ville va porter plainte"
"Je déplore qu’à Nantes, des casseurs, au mépris des Nantais, aient profité de la tenue de ce rassemblement pour se livrer à de graves débordements : vitrines brisées, mobilier urbain détruit, nombreux graffitis, poubelles incendiées… Je condamne fermement ces actes de violence inadmissibles. La Ville de Nantes va porter plainte contre les auteurs de ces dégradations."

Jacques Auxiette, président de la Région des Pays de la Loire : "Lorsque le recueillement est de mise, la provocation ne peut être admise"
"Aucun drame ne peut justifier des exactions et des violences à l'égard des agents ou des biens publics, comme des biens privés. Les dégradations et les débordements qui ont eu lieu à Nantes lundi soir sont condamnables et n'honorent en rien la mémoire de ce jeune homme de 21 ans. » Dans le Tarn ou en Loire-Atlantique « la France est un état de droit dans lequel chacun est libre de s’exprimer, de s’opposer légalement à des décisions et c’est la responsabilité des pouvoirs publics d’appliquer les décisions conformes à nos lois. Force est de constater que lorsque l’Etat n’assume pas pleinement son rôle, des mouvements radicaux s’affranchissent des règles de la démocratie et créent les conditions d’affrontements de plus en plus violents, qui peuvent mener à des drames."

L’UMP de Loire-Atlantique : "Nantes est devenue un berceau de violence"
Le parti "condamne avec la plus grande fermeté les violences et les dégradations qui ont clôturé le rassemblement. Ceux qui font de la violence une arme contre la démocratie partagent la responsabilité du drame de Sivins dans le Tarn. Rien ne peut justifier la mort d’un homme qui manifeste pacifiquement pour ses idées. Il faut faire toute la transparence dans cette affaire. Pour autant, dans un état de droit, les dégradations et violences ne peuvent être acceptées. C’est intolérable. Alors que des manifestations se sont déroulées dans le calme dans d’autres grandes villes, Nantes est devenue un berceau de violence, depuis l’enlisement du dossier de l’aéroport Nantes-Dame-des-Landes par les Gouvernements Ayrault et Valls."

Franck Louvrier, conseiller régional : "Faire disparaître cette zone de non-droit"
"Des délinquants profitent de l’hommage rendu au jeune Rémi Fraisse mais aussi de l’attitude politique ambigüe d’une majorité régionale qui souffle le chaud et le froid sur un projet sur lequel elle s’était engagée devant les électeurs en 2010. Il faut que tout cela cesse et que le discours de l’exécutif régional sur ce projet d’un aéroport du Grand Ouest soit d’une limpidité incontestable, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Il revient au représentant de l’Etat de faire disparaître immédiatement cette zone de non-droit et de ne pas accepter une nouvelle manifestation samedi prochain afin que les dérives survenues hier ne se répètent pas dans quatre jours."

Des Ailes pour l’Ouest (association pro-aéroport Notre-Dame-des-Landes) : "Les opposants doivent se désolidariser des Zadistes"
"Les villes de Nantes et de Rennes viennent de nouveau de voir leur centre-ville saccagé par les zadistes du futur aéroport de Notre-Dames-des-Landes. Suite au décès très regrettable d’un opposant au barrage de Sivens, les zadistes de Notre-Dame-des Landes ont cru bon de défier de nouveau la démocratie et les autorités en saccageant vitrines et mobilier urbain des centres villes de Nantes et de Rennes. L’Acipa, le Cedpa et Europe Ecologie Les Verts portent une lourde responsabilité dans ces exactions. En cautionnant les violences, en hébergeant et en pactisant avec les zadistes, ces organisations sont complices. Elles doivent se désolidariser des Zadistes. Les opposants soi-disant légitimes ont besoin de ces violences pour exister et les cautionnent donc largement. Ils soufflent sur les braises en permanence. Mais cette fois les braises ont tué et les représentants de ces organisations ne peuvent plus s’abriter derrière leurs bons sentiments ! Les masques doivent tomber !"

La Chambre de commerce de d’industrie de Nantes-Saint-Nazaire : "Les commerçants ne doivent pas être la cible des manifestants"
"Rue Crébillon, de nombreuses vitrines de magasins sont éventrées, un magasin a été vandalisé près de la place Royale, un autre Cours des 50 otages… Autant de scènes de violence qui ne sont pas acceptables ! Les commerçants ne doivent pas être la cible des manifestants. La CCI Nantes St-Nazaire a commencé à prendre contact avec l’ensemble des victimes et est à leur côté en assistance. D'autres manifestations sont prévues dans les jours à venir, c'est pourquoi la CCI Nantes Saint-Nazaire demande instamment aux services de l'Etat de tout faire pour protéger l’activité commerciale de la ville de Nantes compte tenu des violences récurrentes générées par une partie des manifestants."

ACSAN (Association contre le survol de l’agglomération nantaise) : "Ras le bol des casseurs"
"A l’occasion d’une manifestation respectable, les enragés de la ZAD ont à nouveau frappé et cassé dans le centre ville de Nantes.Ces casseurs masqués qui occupent illégalement le site du futur aéroport n’ont aucune inquiétude. Leur argument c’est la violence et le saccage. Qui subit les conséquences de leurs actes irresponsables ? Les Nantais. Nous les subissons par la vision des bâtiments dégradés mais aussi par la contribution financière que nous devrons tous apporter pour réparer notre ville après leur passage. Il est nécessaire de condamner les auteurs de ces exactions, mais aussi d’évacuer le site de Notre Dame des Landes qui constitue leur base d’organisation."

Le FN de Loire-Atlantique : "La dissolution des groupuscules violents"
"Une nouvelle fois, la ville de Nantes a subi la violence de casseurs organisés, membres de diverses organisations cataloguées comme d'extrême-gauche, antifa ou zadiste. Une nouvelle fois, des vitrines ont été cassées, des magasins attaqués, du matériel urbain dégradé. Le Front national s'étonne, une fois de plus, que la répression policière n'ait pas été à la hauteur des délits. Suite à ces actes de violence répétés à Nantes, à Notre-Dame-des-Landes et ailleurs dans le département, le parti demande au Préfet de Loire-Atlantique d'intervenir auprès du ministre de l'Intérieur afin qu'une procédure de dissolution soit entamée contre les groupuscules violents d'extrême-gauche, antifas et zadistes actifs dans notre département."

 

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