Mort du policier de Vénissieux : son coéquipier ressent "beaucoup de tristesse"

FRANCE

RECUEILLEMENT – Une marche silencieuse était organisée à Vénissieux ce mercredi après-midi en hommage au policier tué dans la nuit du 5 au 6 novembre lors d'une course-poursuite dans les rues de Saint-Priest. Environ un millier de personnes ont répondu présentes.

Une semaine après les faits, l'émotion est toujours aussi forte. Ce mercredi, environ un millier de personnes ont lentement marché en silence dans les rues de Vénissieux pour rendre hommage à Yassine Zobiri , le policier municipal de 30 ans qui a perdu la vie lors d'une course-poursuite dans la nuit du 5 au 6 novembre. Sa voiture avait violemment percuté un bus TCL alors qu'il poursuivait une voiture volée qui refusait d'obtempérer.

Le cortège, composé de la famille du défunt mais aussi d'élus ou d'anonymes, est parti en début d'après-midi du poste de police municipal pour rejoindre la mairie. "Tout le monde est sous le choc. Mourir si jeune et dans l'exercice de son métier, c'est abominable, la Ville de Vénissieux n'oubliera pas cette tragédie. Cette marche est l'occasion de faire corps", a déclaré le maire communiste, Michèle Picard.

"J'ai rapidement compris qu'il était mal en point"

De très nombreux policiers, venus de l'agglomération lyonnaise mais aussi de toute la région (Saint-Etienne, Vienne, Chambéry…) ont également tenu à être présents. "Nous faisons le même travail. Il est important de venir par solidarité et parce que c'est notre devoir", explique sobrement Jean Maresciano, chef de la police municipale de Rillieux-la-Pape.

Pascal, le coéquipier de Yassine Zobiri depuis quatre ans, a été gravement blessé à une vertèbre lors du drame. Lui aussi a tenu à être là. "Je ne suis pas ici pour moi mais pour Yassine. C'était quelqu'un de rigoureux et de professionnel. Je ressens beaucoup de tristesse", confie-t-il, assis dans un fauteuil roulant. De l'accident, il n'a que de vagues souvenirs. "Cela s'est passé très vite, c'est encore confus dans ma tête. Mais après le choc, j'ai rapidement compris que mon collègue était mal en point." Pour rappel, un homme de 27 ans s'est constitué prisonnier dimanche , affirmant être le conducteur de la voiture volée. Mis en examen, il doit être écroué .
 

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