Moudenc abandonne le projet de Maison de l'image à la Reynerie

Moudenc abandonne le projet de Maison de l'image à la Reynerie

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CULTURE - Le nouveau maire de Toulouse a annoncé l'arrêt d'un projet culturel cher à son prédécesseur : la Maison de l'image qui devait être implantée dans le quartier de la Reynerie, au Mirail. Une décision budgétaire, avance-t-on au Capitole.

A peine installé et déjà Jean-Luc Moudenc, le maire UMP de Toulouse, fait le tri dans les projets lancés par Pierre Cohen, son prédécesseur socialiste. Parmi ceux qui pourraient bien ne jamais voir le jour figure la Maison de l'image, un équipement consacré aux nouveaux médias et à la culture de l'écran et installé dans le quartier défavorisé de la Reynerie, au Mirail.

Les travaux devaient commencer dans quelques mois. Mais pour la mairie actuelle, « les finances de la Ville de Toulouse se trouvent dans un état très dégradé après 6 années de laisser-aller budgétaire. Couplée à la forte réduction des dotations de l’État aux collectivités territoriales, cette situation contraint la nouvelle équipe à faire des choix en ne retenant que les projets les plus utiles. » Et ce nouvel équipement d'un coût estimé à 23 millions d'euros n'entre plus dans la feuille de route municipale. 

"Divergences" sur la politique culturelle

Pour les membres de l'équipe Cohen qui ont porté ce projet, c'est un "coup dur", reconnaît la conseillère municipale Claude Touchefeu, militante de longue date au Mirail, sur le site de France 3 Midi-Pyrénées . Elle conteste le "prétexte financier" et précise que le projet devait bénéficier de subventions européennes et de l'agence nationale de rénovation urbaine.

Mais pour la municipalité actuelle, l'argent n'est pas le seul problème : la maison de l'image "s'adressait surtout à quelques spécialistes et initiés. Il ne s'agissait pas d'un vrai projet culturel populaire et porteur d'attractivité suffisante pour la Reynerie", ajoute-t-on au Capitole.

"Nous avons une vraie divergence: la nouvelle mairie a une vision de la culture et de la rénovation urbaine très fermée, très étroite", estime de son côté Vicentella de Comarmond, ancienne adjointe à la culture, soulignant, auprès des journalistes de France 3, que cette "Maison de l'image et des arts numériques était un instrument d'éducation populaire et devait inciter les populations de toute l'agglomération à venir au Mirail, luttant du même coup contre la ghettoïsation".

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