Municipales à Marseille : Samia Ghali cultive sa différence

Municipales à Marseille : Samia Ghali cultive sa différence

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POLITIQUE – Tête de liste PS dans les 15ème et 16 arrondissements, Samia Ghali a accepté de suivre Patrick Mennucci pour les élections municipales mais veut continuer "à se faire entendre".

Le temps des querelles publiques avec Patrick Mennucci est terminé mais Samia Ghali continue de jouer sa petite musique. Preuve en est avec son tract de campagne pour la mairie des 15ème et 16ème arrondissements. Là où les autres têtes de liste PS affichent le nom du candidat à la mairie centrale, Samia Ghali roule… pour Samia Ghali. Symbole de la campagne de Patrick Mennucci, la rose des sables, elle, n’apparaît-elle carrément pas. Autre détail, la candidate arbore la même photo que lors des primaires socialistes en octobre dernier.

Des élections internes qui ont laissé des traces auprès des électeurs souffle-t-elle comme pour mieux justifier son tract. "Ils me connaissent, je m’adresse donc directement à eux. Il faut surtout remobiliser ceux qui ont été déçus". Refermer les plaies de la primaire n'est pas choses aisées. Il reste de l'amertume vis à vis de Marie-Arlette Caroltti. "Je n’ai jamais eu d’excuses de sa part", relève-t-elle de manière laconique en référence aux soupçons de clientélisme de la part de la ministre qui a rejoint Mennucci après sa défaite au premier tour des primaires.

Quid de son avenir ?

Bien décidée à ne pas se laisser dicter ses choix, notamment pas les conseillers en communication "qui formatent les candidats", Samia Ghali entend cependant "tout faire pour que Patrick Mennucci gagne les élections". Un soutien de poids durement négocié "afin de réveiller une ville endormie après 19 ans de mandature Gaudin". Même si à terme, elle ne revendique aucun poste en cas de victoire de la gauche. "Je l’ai dit et je le redis, je ne veux pas être 1ère adjointe. Je n’ai pas besoin de ce poste pour me faire entendre".

Une fois les municipales terminées, Samia Ghali ne masque cependant pas son intérêt pour un poste clé : celui de la présidence du grand projet d’urbanisme sur la façade Nord de la ville, Euroméditerrannée. Pas officiellement candidate (le poste sera à pourvoir en mai), la sénatrice "regardera de près" cette élection avant d’affirmer qu’il "faut un pilote". En attendant, elle entend conserver son fauteuil de maire dans les 15ème et 16ème arrondissements, "et dès le 1er tour si possible", sourit-elle.
 

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