Nantes au cœur de la nouvelle transplantation

FRANCE

SANTE – La transplantation d’un deuxième cœur artificiel a eu lieu cet été dans le plus grand secret au CHU de Nantes, dont les équipes sont reconnues au plan national pour leurs "excellents résultats au niveau de la survie" des patients greffés

Un deuxième cœur artificiel a été greffé cet été en France, révèle ce vendredi Libération . L’opération - qui "se serait très bien passée" selon le quotidien - a été réalisée au CHU de Nantes. Mais ce vendredi, ce dernier "ne confirme ni n’infirme" l’information. Pas plus que Carmat , la société qui a développé ce "projet de cœur artificiel total le plus avancé au monde", destiné à des malades souffrant d’une insuffisance cardiaque à un stade avancé.

La première transplantation de sa machine, survenue en décembre 2013, avait permis au patient concerné, âgé de 76 ans, de survivre soixante-seize jours. Suspendu en mars, le recrutement des "trois patients suivants de l’essai de faisabilité" avait repris en juillet dernier, après un avis favorable des autorités sanitaires.

Un service de pointe

L’identité de ce second patient n’a ainsi pas été dévoilée. On sait simplement que l’opération a eu lieu autour du professeur Daniel Duveau, chef honoraire de service de chirurgie thoracique du CHU de Nantes. Celui-ci était présent, avec le professeur Christian Latrémouille, lors de la première à Paris à l’hôpital européen Georges-Pompidou.

Pratiquée à Nantes depuis 1985, la greffe cardiaque est en effet une spécialité de l’Institut du Thorax du CHU, qui avait réalisé en août 2011 sa 650e greffe de ce type. Ses équipes se placent au 3e rang national en nombre de greffes pratiquées, avec vingt à vingt-cinq opérations par an (il y en a environ 350 chaque année en France). "L'existence d'une unité spécifiquement dédiée à la transplantation thoracique, basée sur une collaboration dynamique (médecin, chirurgien, équipe soignante), explique probablement les excellents résultats au niveau national de la survie de nos patients greffés", explique le CHU sur son site internet .
 

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