Nantes : des serveurs dérobaient des grands crus pour régaler leurs amis

Nantes : des serveurs dérobaient des grands crus pour régaler leurs amis

JUSTICE – Sept anciens employés de la célèbre brasserie nantaise étaient jugés hier au tribunal de Nantes. Ils sont accusés d’avoir dérobé, pendant leur service et durant 3 ans, pour 60 000 euros de grands vins.

Ils devaient aimer mener grand train. Et travailler à la Cigale, célèbre brasserie nantaise, doit à coup sûr émoustiller : un décor Art nouveau, des clients soignés, un service élégant et feutré… et des mets et vins de qualité. Quoi de plus tentant que d’y goûter ? C’est ce qu’on fait sept anciens serveurs de l’établissement de la place Graslin. Ils comparaissaient hier devant le tribunal de Nantes.

L’histoire est rapportée ce mardi par le journal Ouest-France . Ce qui leur était reproché ? D’avoir puisé dans les stocks de la brasserie, et d’en avoir bien profité. "Ils débouchaient parfois leur butin lors de soirées de collègues rebaptisées C’est la Cigale qui régale", rapporte ainsi le quotidien. "On y sirotait des champagnes millésimés, à la James Bond. En garde à vue, certains ont évoqués des menus foies gras ou langoustines."

Une "fratrie des voleurs de bouteilles"

Des voleurs gourmets, et malins. Le petit groupe avait développé de multiples techniques pour se régaler gracieusement. Pour sortir les bouteilles de l’établissement, -parfois 6 ou 7 dans la soirée, d’après Ouest-France -, ils les cachaient dans les poubelles d’un restaurant voisin dans la rue. Avant de les récupérer après le service. "Quand un client payait en oubliant son ticket, on récupérait la note et on la donnait au client suivant. Comme ça, on pouvait garder le second paiement en liquide. C’est une pratique courant dans la restauration", rapporte un autre serveur.

Pendant trois ans, les petits larcins à gauche à droite se sont ainsi accumulés… et l’air de rien, on fait grossir la note : l’avocat de la Cigale, Me Yann Chaumette, estime ainsi que ce sont près de 66 000 euros de vins et de spiritueux qui se sont envolés en trois ans. Car les vols ont fini par être découverts, lors d’un inventaire fait en 2012 : il y avait un trou de 30 000 euros dans le stock.

Lundi au tribunal, la plupart des serveurs en cause reconnaissaient avoir profité des bouteilles volées. Mais ont eu tendance à "minimiser leur participation". Certains disent même avoir volé "pour être accepté dans la fratrie des vols de bouteille". Le procureur a requis des peines allant de 4 à 8 mois de prison avec sursis. Le tribunal rendra sa décision en novembre.
 

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