Nantes : un faux djihadiste met le commissariat en alerte

Nantes : un faux djihadiste met le commissariat en alerte

FAIT DIVERS – Un homme a appelé le commissariat de Nantes, pour les prévenir de la présence d’une bombe dans leurs locaux. Un dispositif de surveillance a été mis en place.

Mythomanie ? Vraie menace ? Quand ils ont reçu le coup de fil, les policiers ont voulu écarter tout danger. Jeudi, vers 10 heures, le commissariat de la Beaujoire à Nantes a en effet eu l’appel d’un homme, qui se prétendait djihadiste. Et indiquait avoir placé une bombe dans les locaux, rapporte le quotidien régional  Presse-Océan.

Les forces de l’ordre ont immédiatement mis en place des dispositifs de surveillance dans tous les bureaux de police locaux, en filtrant les entrées et fouillant les personnes déjà présentes. Petit à petit, les mesures de sécurité ont été allégées, puis levées en fin de matinée.

Un habitué des canulars

L’homme avait laissé son numéro de téléphone. Il a été vite identifié par les enquêteurs, et localisé à Boulogne-sur-Mer. Il habite en fait dans le Rhône, et serait un habitué des mauvais coups téléphoniques : il a déjà été condamné à de multiples reprises pour des fausses alertes à la bombe ou des appels malveillants. Pourquoi avoir choisi Nantes pour commettre son méfait ? Nul ne le sait.

Mais l'homme a finalement été interpellé vendredi, a annoncé la Direction générale de la police nationale (DGPN). Il avait appelé successivement jeudi les commissariats de Lyon, Nantes, Evry (Essonne) ou Brest, où il annonçait notamment des attentats au nom du djihad. Il a été "tracé" jusque dans un hôtel situé à Coquelles (Pas-de-Calais) où il a été interpellé. Il a été placé en garde à vue et ne paraissait "pas jouir de toutes ses facultés mentales".

Des appels "assez fréquents" dans le contexte de renforcement de la sécurité

La DGPN a mis en garde contre de tels appels, qui sont "assez fréquents" dans le contexte de renforcement de la sécurité lié au "risque terroriste international". Les appels aux numéros de téléphone d'urgence doivent l'être pour "des urgences, infractions ou personnes en détresse", rappelle la DGPN. Au sujet des auteurs "d'appels fantaisistes ou diffamatoires", elle ajoute qu'ils sont "passibles de poursuites pénales".

En avril dernier, la DGPN avait révélé, après qu'une campagne de mise en garde eut été lancée, qu'en 2013 il y avait eu cinq millions d'appels au "17" (police-secours) en France dont près de 1,4 million avaient donné lieu "à une intervention" effective de la police. "Il faut appeler à plus de responsabilité", avait dit la DGPN, "trois appels sur quatre sont des canulars ou sans fondement".

 

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