Nantes : un message djihadiste sur le site Internet de la paroisse Notre-Dame

FRANCE

FAIT DIVERS – Comme plusieurs autres sites Internet en France ces derniers jours, celui de la paroisse Notre-Dame à Nantes a été victime d’un piratage informatique. Une plainte a été déposée, mais le diocèse ne veut pas donner trop d’importance à l’événement.

"J'atteste qu'il n'y a de dieu qu'Allah. J'atteste que Muhammed est le messager de Allah". Le message, inscrit en français et en arabe sur fond noir, a été affiché sur le site de l’église Notre-Dame-de-Sainte-Croix à Nantes, au lieu de la page d’accueil et des traditionnelles petites annonces paroissiales. Sous l’inscription, une signature, "Fallaga Team", se revendiquant comme étant "la cyber résistance tunisienne".

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Le site a en effet été victime d’un piratage informatique ce week-end, rapportent Presse-Océan et Ouest-France ce lundi. Les responsables de l'Eglise catholique ont appris la nouvelle dimanche matin. Mais quelques jours après l’attentat qui a visé Charlie Hebdo, le diocèse ne veut pas donner trop d’importance à l’incident.

Piratages en série

"Ce n'est pas nouveau", indique un représentant ainsi à Presse-Océan. "Il ne faut pas tomber dans la psychose ni l'amalgame. Islamistes ou pseudo-islamistes, on ne sait même pas qui se cache derrière les pirates." D’après le diocèse en effet, une faille informatique ou un défaut de mise à jour suffisent pour que les sites soient attaqués par des mouvances anarchistes ou pseudo-islamistes "Nous ne savons jamais en réalité qui se cache derrière", précise l'institution.

Une plainte va être déposée. Mais le site de la paroisse n’est pas le seul touché. Samedi, celui du centre spirituel diocésain des Naudières à Rezé, a été la cible de la même attaque. Des sites d’entreprises bretonnes, celui du mémorial de Caen ou bien encore de la paroisse étudiante de Toulouse ont eux aussi été victimes de piratage ces derniers jours. Ce lundi, le site internet de la radio associative angevine Radio-G a lui aussi été la cible d’un groupe de hackers : un appel au djihad s’est affiché dès dimanche sur la page d’accueil. Prévenus, les responsables ont mis le site hors ligne.
 

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