Nice : les intermittents de la région racontent leurs difficultés

Nice : les intermittents de la région racontent leurs difficultés

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MANIFESTATION - A Nice, les intermittents du spectacle ont défilé ce vendredi matin pour défendre leur statut. Ils racontent la précarité de leur quotidien.

"Sur les 40 heures pendant pour lesquelles je travaille par semaine, je ne suis payé que 60 heures par mois." Laurent Nicolas est chargé de production pour trois compagnies de théâtre. Alors que les négociations entre le Medef et les syndicats sont en cours pour revoir les indemnisations chômage , il manifeste ce matin à Nice avec plusieurs dizaines d’intermittents du spectacle.

"Sur les 507 heures nécessaires pour le renouvellement de mes droits au chômage, personne ne compte l’écriture et les répétitions", assure Jean-Louis Ruf. Chaque jour, ce musicien depuis 25 ans passe "des heures entières à la maison à travailler. Elles ne sont pas comptabilisées. Ni d’ailleurs les 15 ans d’apprentissage nécessaire pour jouer d’un instrument."

Dans les Alpes-Maritimes, département de nombreux tournages, le maillage des salles de spectacle est faible. "Nous sommes soumis à une forte saisonnalité. Les grandes institutions comme le théâtre national de Nice et l’Opéra nous font travailler de septembre à juin", détaille Grand Con Malade, qui cumule les titres d’acteur et de technicien du spectacle. Les intermittents reconnaissent faire leur métier par passion mais souhaitent aussi que leurs conditions de travail soient prises en compte.

Manque de reconnaissance

"Mon salaire s’élève en moyenne à 1500 € par mois. Si on ajoute 90 jours de carence, beaucoup ne pourront pas tenir", s’inquiète Aurélie Peglion, comédienne et représentante du syndicat SFA. Leur charge quotidienne, pas toujours reconnue, est, pour les intermittents niçois, incompatible avec la révision de leurs droits.

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