Nice : les municipales à l’heure des réseaux sociaux

Nice : les municipales à l’heure des réseaux sociaux

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POLITIQUE – Sur Facebook, Twitter et Instagram, le favori c’est incontestablement Christian Estrosi. Derrière, Patrick Allemand, Philippe Vardon et Olivier Bettati sont au coude à coude. Quant aux autres candidats, il ne misent clairement pas sur le numérique pour convaincre les électeurs.

Pour la toute première fois à Nice, la campagne d’une élection municipale se déroule – aussi – sur les réseaux sociaux. Il y a six ans, les candidats utilisaient encore peu Facebook, Instagram n’existait pas et aucune tête de liste ne disposait d’un compte Twitter. Les sept "têtes de liste" sont cette fois actives sur les réseaux sociaux, mais lesquelles sont de véritables "candidats connectés" ?

Le champion en la matière, c’est Christian Estrosi. Il est, de loin, le plus "influent" avec une très large communauté d’internautes, ce qui lui vaut un score Klout (un outil de mesure de l’influence) de 83/100. Chaque photo qu’il publie sur son compte Facebook obtient ainsi près d’un millier de "likes" et des dizaines de commentaires. Il peut en outre compter sur son compte de campagne Estrosi 2014 (57/100) et sur des adjoints - et de probables colistiers (ils n’ont pas encore été annoncés) - influents : Dominique Estrosi Sassone (70/100), Marine Brenier (69/100), Pierre-Paul Leonelli (56/100) ou encore le centriste (UDI) Rudy Salles (53/100).

Allemand, Vardon et Bettati dans un mouchoir

Patrick Allemand a tourné sa campagne vers les réseaux sociaux, où il a choisi de recruter deux colistiers. Le leader de la liste "Un autre avenir pour Nice" peut se targuer d’un score de 64/100, honorable pour un élu local et d’un compte de campagne Allemand 2014 affichant 43/100. Il peut lui aussi compter sur la force du réseau de ses colistiers (officiels ceux-là) notamment Dominique Boy-Mottard, numéro 2 de la liste, qui affiche un score de 64/100, David Nakache (66/100) Christine Mirauchaux (62/100) et Paul Cuturello (61/100).

Philippe Vardon est aussi un poids lourd sur les réseaux sociaux. Avec un score de 63/100, le chef de file des identitaires de Nissa Rebela, qui se préparait depuis plusieurs mois à former sa propre liste, parviendra à donner à sa – courte – campagne une certaine audience sur les réseaux sociaux.

Arnautu, Injey et Peyrat peu visibles

Nouveau venu sur Twitter, Olivier Bettati s’est vite forgé une e-réputation. Après quelques mois d’utilisation, l’ex-UMP affiche déjà un score de 62/100. Lui aussi peut compter sur des colistiers implantés sur les réseaux sociaux : le PRG Jean-Christophe Picard (62/100), le Modem Jean-François Fouqué (59/100), le Nissart Félix-Eliott Kudelka (54/100) et dans une moindre mesure l’ex-UMP Benoît Kandel (45/100) et l’ex-PS Marc Concas (43/100).

La candidate du FN-RBM est nettement moins connectée. Marie-Christine Arnautu obtient un score d’influence de 52/100. Elle bénéficie du bon réseau de ses colistiers Gaël Nofri (60/100) et Romain Cardelli (52/100). Le communiste Robert Injey, avec un score de 43/100, ne mise clairement pas sur les réseaux sociaux pour faire campagne. Et c’est encore plus vrai pour l’ex-FN, candidat de la "Droite libre", Michel Cotta (24/100) et pour l’ancien maire, Jacques Peyrat, dont l’influence sur Twitter est proche du néant (18/100).

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