Nice : l’ex-UMP Olivier Bettati met la main sur l’ex-socialiste Marc Concas

Nice : l’ex-UMP Olivier Bettati met la main sur l’ex-socialiste Marc Concas

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MUNICIPALES – Le conseiller général du 1er canton de Nice a officialisé son ralliement à son collègue élu dans le 8ème canton, pour briguer la mairie de Nice. Les deux hommes voient dans cette union gauche-droite une expérience exceptionnelle.

La rumeur était exacte, elle est devenue une information : Marc Concas sera sur la liste conduite par Olivier Bettati aux municipales de mars prochain à Nice. L’ex-socialiste "fier d’être de gauche", officialise son ralliement à l’ex-UMP "profondément de droite".

L’un et l’autre l’ont répété ce jeudi matin, au cours d’une conférence de presse commune à laquelle participaient aussi les personnalités qui se sont déjà rangées derrière la candidature d’Olivier Bettati : l’ex-premier adjoint de Christian Estrosi Benoît Kandel, ses anciennes collègues de la majorité municipale Brigitte Tanauji-Dahan et Andrée Alziari-Nègre, Jean-François Fouquet le délégué du Modem dans les Alpes-Maritimes.

A la droite de Marc Concas, Joëlle Péglion, sa suppléante au conseil général, figurera aussi sur cette liste, de même que la conseillère municipale Frédérique Grégoire-Concas et Jean-Christophe Picard, le président du PRG06.

"Le petit camp retranché UMP ou PS se réduit"

Alors, "liste des recalés" comme l’a déjà qualifiée Patrick Allemand ou véritable alternative à la politique des partis ? "Vous vous souviendrez longtemps de ce 9 janvier 2014, jour où des hommes ont tenté cette expérience passionnante, nous sommes des précurseurs", plaide Marc Concas. "Il n'y a pas d'idées de gauche ou des idées de droite, il y a des bonnes ou des mauvaises idées, répète Olivier Bettati. A chaque élection le petit camp retranché UMP ou PS se réduit comme peau de chagrin et les extrêmes, à gauche ou à droite, fleurissent" déplore l’élu, qui voit dans les partis "des carcans qui empêchent d'aller chercher des personnes de talent".

Et cela passe par un "métier" : "tous les élus siégeant dans ma majorité devront obligatoirement exercer une activité professionnelle ou avoir une source de revenus leur assurant une autonomie financière afin de ne pas dépendre de la vie politique". C’est l’un des engagements de la "charte éthique pour une nouvelle pratique politique à Nice". Dans ce document, Olivier Bettati s’engage à "n’avoir qu’un seul mandat, celui de maire de Nice", à donner la présidence de la commission des finances à un élu d’opposition (ce qui est déjà le cas actuellement) ou encore à publier sur nice.fr les comptes rendus des commissions, la liste des subventions et les budgets de la ville notamment.

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