Nice-Matin : Bernard Tapie a (au moins) un "plan B"

FRANCE

PRESSE - Six offres de reprises de Nice-Matin, dont deux soutenues par l'homme d'affaires Marseillais, ont été déposée au tribunal de commerce de Nice.

Ce mardi en fin de matinée, le comité d'entreprise de Nice-Matin était réuni pour évoquer les six offres de reprise du groupe de presse, déposées la veille auprès du tribunal de commerce de Nice. Elles prévoient entre 169 et 456 suppressions de postes sur un total de 1.106 emplois. Et deux d'entre elles contiennent le nom de Bernard Tapie.

L'homme d'affaires marseillais s'est en effet positionné, comme prévu, aux côtés des salariés avec un apport de 8 millions d'euros pour monter à 35% dans leur projet de coopérative d'intérêt collectif (SCIC). Mais il s'est aussi porté candidat à la reprise de Nice-Matin par l'intermédiaire du journal La Provence, dans l'hypothèse où les salariés n'arriveraient pas à boucler leur financement.

"Ce n'est pas une surprise"

"Ce n'est pas une surprise, nous le savions depuis dix jours, assure Jean-François Roubaud, journaliste et délégué du SNJ. "Nous avons eu le contenu des offres, il y a effectivement une offre de La Provence mais elle n'est pas détaillée, ce n'est qu'un 'plan B' au cas où nous ne bouclerions pas notre plan de financement, ce qui est peu probable. Nous avons un montage financier avec un résultat d'exploitation de 7% à la fin du premier exercice, ce qui est largement dans les clous".

Mutualisations

Dans une interview à son propre journal, La Provence, Bernard Tapie évoque déjà une "extension de la marque La Provence au-delà de sa région propre, dans le Var, les Alpes-Maritimes", et des synergies : "une régie publicitaire commune" et "pourquoi pas sous-traiter le Net". Autant d'idées qui n'avaient jamais été évoquées publiquement jusqu'à présent. Les salariés de Nice-Matin doivent à nouveau se réunir en assemblée générale ce mercredi à la mi-journée.

Lire et commenter