Nice : qui sera élu dimanche au conseil municipal ?

Nice : qui sera élu dimanche au conseil municipal ?

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MUNICIPALE - Une majorité renforcée autour de Christian Estrosi, la gauche affaiblie et privée de sa composante communiste, l’apparition d’un groupe FN au côté de celui d’Olivier Bettati : c’est la physionomie du futur conseil municipal de la ville de Nice à l’issue du second tour. Metronews a calculé combien d'élu pouvait obtenir chacune des quatre listes en compétition.

Christian Estrosi réélu maire de Nice, cela ne fait plus de doute à l’issue du premier tour . Mais quelles seront sa majorité… et ses oppositions au conseil municipal ? Dimanche soir, la liste du maire sortant sera en tête. Elle obtiendra donc automatiquement les 35 sièges de la "prime" à la liste majoritaire. S’y ajouteront ensuite les sièges "à la proportionnelle". Dans l’entourage de Christian Estrosi, on envisage "51 ou 52 élus", c’est-à-dire 2 à 3 de plus qu’il y a six ans. Une estimation crédible au regard des scores réalisés au premier tour et de ceux envisageables au second : Christian Estrosi ne peut pas espérer de forts reports de voix… puisqu’il a déjà fait le plein au premier tour !

Chez Marie-Christine Arnautu, qui s’est classée 2ème à l’issue du vote de dimanche dernier, on se voit déjà avec "10 élus". Une vision très optimiste, même si la liste FN-RBM peut espérer quelques reports d’électeurs qui s’étaient tournés vers Philippe Vardon, Jacques Peyrat (qui appelle à voter pour Olivier Bettati) et Michel Cotta au premier tour. Selon nos estimations, la liste "Nice Bleu Marine" devrait compter entre 6 et 8 élus. Cinquième sur la liste, l’ex-Estrosiste Martine Martinon sera donc, sauf coup de théâtre, réélue dimanche. Ce n’est pas garanti pour le directeur de campagne, Gaël Nofri, qui se trouve au 8ème rang…

Sept élus de gauche seulement ?

Arrivée 3ème, la liste de Patrick Allemand a perdu 10.000 voix par rapport à 2008 et dispose de réserves moins importantes qu’à l’époque, lorsque Patrick Mottard avait rassemblé 8.000 bulletins. Dans l’entourage de l’élu socialiste, on espère sauver 7 élus, c’est-à-dire 4 de moins que dans l’actuel conseil. Dans cette hypothèse, crédible selon nos estimations, le groupe de gauche compterait les 4 mêmes socialistes qu’actuellement (Patrick Allemand, Christine Dorejo, Paul Cuturello et Yann Librati), 2 écologistes (Fabrice Decoupigny et Juliette Chesnel) et la Radicale de gauche Dominique Boy-Mottard. Les conseillers municipaux Remi Gaechter et Razak Fetnan ne seront pas réélus. Idem, faute de fusion de listes , pour le très actif conseiller municipal communiste Robert Injey . Il n'y aura d'ailleur aucun élu PCF Front de gauche dans le prochain conseil.

Qualifiée au second tour in extremis, pour 148 voix, la liste conduite par Olivier Bettati a la garantie d'avoir des élus. C'est même celle qui peut espérer le plus de reports de voix. Jacques Peyrat a déjà appelé ses 4.000 électeurs à voter pour elle. Selon nos prévisions, elle pourrait obtenir de 3 à 5 conseillers municipaux. L’ex-premier adjoint Benoit Kandel devrait ainsi retrouver une place au fond de la salle du conseil au côté de Michèle Muller-Bolla. Andrée Alziari-Nègre a aussi des chances de rempiler pour un mandat. Ce sera plus tendu pour le conseiller général (ex-PS) Marc Concas et pour Brigitte Tanauji-Dahan. Quant à Jean-Christophe Picard, le président du Parti radical de gauche (PRG) en 7ème position, il semble improbable qu’il entre au conseil municipal en avril.

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