Non, un chien n’a pas été scalpé sur un camp de Roms à Nantes

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POLEMIQUE - La police dément les propos d'une association de protection animale, qui avait porté plainte pour des "actes de cruauté" sur un chien à Saint-Herblain

Il y avait eu le " RagondinGate " des agriculteurs de la FNSEA, mercredi. Les défenseurs de la cause animale, à Nantes, avaient trouvé ce vendredi une nouvelle raison de s’offusquer : Urgence Maltraitance Animale avait porté plainte contre X pour "actes de cruauté" sur un "chien", après que deux sœurs aient assisté mardi au scalp d’un animal "de type labrador ou berger allemand", du haut de l’immeuble où elles habitent, sur un camp de Roms à Saint-Herblain. Tout du moins d’une "masse beige", avaient-elles dit à la police.

Des photos inexploitables

"Elles ont d’abord entendu des aboiements, puis des cris de douleur : deux individus étaient en train de le poignarder", rapportait encore ce vendredi matin Corine, la secrétaire de l’association de protection animale, à metronews. "Ils lui ont ensuite découpé la tête, avant de le dépecer. Ils voulaient certainement le manger." L'association elle-même reconnaissait ne pas pouvoir distinguer l'animal sur les photos des deux soeurs : prises de loin, elles étaient "trop pixellisées" une fois agrandies.

C'était "un mouton", selon la police

Après la venue d’une première patrouille jour-même, une vingtaine de policiers s'étaient ainsi déplacés le lendemain sur le camp. Il y avait bien "une tache de sang de 40 cm au sol", a confirmé ce vendredi midi une source policière à metronews... sauf que la bête en question n’était pas un chien, mais "un mouton".

La plainte de l’association pour "actes de cruauté sur un animal domestique" a donc été classée sans suites, un mouton n’étant pas considéré comme un "animal domestique". Le parquet de Nantes va néanmoins "étudier" la probable "infraction sanitaire" que constitue cet abattage clandestin, précise-t-on.

"On connaît très bien les habitants de ces campements, et ils ne mangent pas les chiens", tacle-t-on au passage au commissariat de Saint-Herblain.

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