Nord : harcelée par son prof, elle est hospitalisée pour une paralysie faciale

Nord : harcelée par son prof, elle est hospitalisée pour une paralysie faciale
FRANCE

FAIT DIVERS - Un professeur d'histoire-géographie comparaissait devant le tribunal correctionnel de Dunkerque. Une de ses élèves lui reprochait des faits de harcèlement très graves qui avaient eu lieu entre 2010 et 2011. Le parquet a notamment requis une interdiction d'exercer avec des mineurs.

De drôles de méthodes. Lundi dernier c'est un procès particulièrement douloureux qui s'est tenu au tribunal correctionnel de Dunkerque. Comme le relatent nos confrères de La Voix du Nord , une jeune adolescente se confrontait à son professeur d'histoire géo. En effet, de 2010 à 2011 ce dernier avait fait vivre un enfer à son élève, alors scolarisée au collège.

Sur le bulletin de l'adolescente des mentions telles que celles-ci : "J'ai pensé à mettre à l’attention de tes parents : Jetez-la à la poubelle, elle ne sert à rien" ou "Est-ce qu’on ne pourrait pas lui refiler une maladie pour qu’elle nous fiche la paix ?" 

"Elle n'était pas très sympa"

Insultes, brimades l'enseignant avait très vite fait de la jeune fille sa tête de turc. Même les élèves de la classe de la jeune fille ont ri de ses mésaventures en la traitant de "cas soc", et de "chaille". Mais les faits ne se sont pas arrêtés là : un jour, après avoir été bousculé par mégarde par la victime, le prévenu l’attrape par le chignon et l’agenouille devant lui.

Il y a aussi cette photo de l’ado placardée sur ce que le prof appelle " le mur de la honte". Sans parler des multiples références à sa poitrine menue. Sans pudeur, ce dernier raconte aussi ses déboires de couple, évoque des extraits de films pornos… Bref des dérapages en série sur lesquels il a été sommé de s'expliquer devant le tribunal.

Hospitalisée pour une paralysie faciale

Ce professeur d'histoire-géographie comparaissait ainsi pour corruption de mineur et violences volontaires. Mais il a continué de minimiser les faits : "c’est de l’humour. J’avais un caractère à faire des blagues de potache. J’ai mal perçu le malaise chez cette élève, alors que ça se passait bien avec d’autres. En trois ans et demi de procédure et de suivi, j’ai eu très largement le temps de faire mon examen de conscience, de me dire que mon comportement était inadapté." À la question pourquoi s’en être pris à la victime, le prévenu a avancé sans ciller une explication des plus douteuse : "Au départ, je l’aimais bien, mais elle n’était pas très sympa."

A bout de nerfs, la collégienne avait finalement craqué. Hospitalisée pour un zona et une paralysie faciale elle avait tout révélé à ses parents qui l'avaient conduite au commissariat pour porter plainte. Une peine de dix mois de prison avec sursis et une mise à l’épreuve avec une interdiction définitive d’exercer avec des mineurs ont été requises à l'encontre du professeur sadique. Le verdict est attendu le 17 novembre.

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