Nord : la semaine d'angoisse d'une association d’échanges avec l’Ukraine

Nord : la semaine d'angoisse d'une association d’échanges avec l’Ukraine

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TEMOIGNAGE – Jean-Marie Roger et les membres de l’association Lambersart-Kaniv-Ukraine ont vécu avec inquiétude les évènnements violents qui se sont déroulés cette semaine en Ukraine.

Les yeux rivés sur la télévision. Jean-Marie Roger a suivi heure par heure les manifestations et les violentes répressions qui se sont déroulées cette semaine à Kiev en Ukraine. "C’était très douloureux, raconte le président de l’association Lambersart-Kaniv-Ukraine qui organise depuis 15 ans des échanges avec cette petite ville située à 140 kilomètres au sud de Kiev et sa commune de la banlieue de Lille. Je suis allé une vingtaine de fois là-bas, nous avons de nombreux contacts sur place et des liens très forts, c’est presque comme une famille que l’on voyait souffrir. Quand je vois les images de la grande place de Kiev que je connais bien c’est hallucinant."
 

Au quotidien, l’association de Jean-Marie Roger s’attelle à faire connaître la culture ukrainienne. "Il y a une petite communauté, plus nombreuse qu’on ne l’imagine, qui vit dans le Nord, explique-t-il. Cette semaine ils étaient tous très inquiets car ils avaient beaucoup de mal à joindre leur famille par téléphone, les lignes étaient coupées. Heureusement il y avait Internet mais certains m’ont dit qu’ils ne dormaient pas de la nuit."
 

"Une minute de silence pour les victimes"

Mercredi soir, une soirée festive avec des danses ukrainiennes était prévue avec l’association Human East, menée par des étudiants de l’Edhec. Mais le cœur n’y était pas. "Nous avons observé une minute de silence pour ceux qui sont morts et beaucoup discuté de la situation, poursuit le président de l’association. Des messages de soutien ont aussi été envoyés à nos amis de Kaniv d’autant que je sais que plusieurs d’entre eux se trouvaient à Kiev."
 

L'apaisement temporaire de la situation  a quelque peu rassuré Jean-Marie Roger mais le voyage prévu en mai reste en suspens. "On se pose des questions, reconnaît-il. Il y a un gros point d’interrogation sur ce voyage, on attend de voir comment ça va évoluer."
 

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