AEROPORT – D’après l’ancienne ministre de l’Ecologie Delphine Batho, les journalistes étaient fichés en fonction de leur position présumée sur l’aéroport Notre-Dame-des-Landes.

"Je n’ai pas eu connaissance d’un tel document". C’est la réponse faite par Jean-Marc Ayrault, au sujet d’un éventuel fichage des journalistes sur l’aéroport Notre-Dame-des-Landes. L’ancien Premier ministre a été interrogé par Presse-Océan ce jeudi .

La semaine dernière, son ancienne ministre de l’Ecologie Delphine Batho avait évoqué dans son livre l’Insoumise l’existence d’une liste "diffusée lors d’une réunion interministérielle", triant les journalistes en fonction de leur position sur l’aéroport Notre-Dame-des-Landes. Elle avait confié à ce sujet au Télégramme : "Il faut savoir que le sujet de Notre-Dame-des-Landes était si sensible qu'il était directement géré par Matignon. C'était devenu une sorte d'affaire d'État", indique-t-elle. "Cette liste a été dévoilée lors d'une réunion interministérielle où devait être évoquée la stratégie de communication du gouvernement à ce sujet. Y assistaient tous les conseillers des ministres concernés. Ce document n'était pas une note d'analyse du traitement médiatique du dossier mais bel et bien une liste répertoriant les journalistes selon leurs supposées positions personnelles".

"Une éthique et une déontologie"

Face à cette révélation, le Club de la presse de Nantes-Atlantique, qui réunit les médias locaux, avait demandé des explications . "Durant ces dernières années, nous avons tous travaillé sur le dossier de Notre-Dame-des-Landes en tant que professionnels de l’information. Nous sommes donc tous potentiellement concernés par cette liste", indique l’association. "Classer des journalistes et des médias dans des "catégories d’opinions supposées", comme cela est avancé par Madame Batho, est un affront à notre indépendance, notre professionnalisme et notre neutralité."

Le Club de la Presse de Nantes rappelait en outre que les journalistes ont "certes des opinions personnelles comme tout citoyen dans ce pays", mais qu’ils ont "surtout et avant tout une éthique, une déontologie et des principes professionnels" qui s’appliquent sur le sujet Notre-Dame-des-Landes, "comme sur tous les autres".

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