Notre-Dame-des-Landes : les élus opposés au projet demandent à rencontrer le préfet

Notre-Dame-des-Landes : les élus opposés au projet demandent à rencontrer le préfet

DirectLCI
MANIFESTATION – Dans un communiqué, les organisateurs de la manifestation contre Notre-Dame-des-Landes tiennent à rappeler le succès de la mobilisation et, s’ils déplorent les violences, rappellent qu’ils "ne sont pas chargés du maintien de l’ordre".

Ils refusent que la manifestation du 22 février ne soit réduite aux violences survenues à Nantes . Ce mardi, les élus opposés au projet de Notre-Dame-des-Landes, regroupés au sein du collectif Cédpa, demandent à rencontrer le préfet de Loire-Atlantique. Ils veulent "évoquer le fond du dossier" de l’aéroport, mais aussi "faire part de leur mécontentement sur la manière dont le débat a été biaisé."

Ils dénoncent notamment des déclarations faites par le préfet Christian de Lavernée, au lendemain de la manifestation. Il avait demandé à "l'opposition institutionnelle" au projet de "cesser d'être la vitrine légale d'un mouvement armé", ajoutant qu’il n’était pour autant "pas question de faire porter la responsabilité d'un millier de manifestants aux quelque 20 000 autres qui ont été tout à fait pacifiques".

"Nous ne sommes pas responsables des échauffourées"

Pour les opposants, ces dires sont "non seulement ridicules mais aussi insultants" : "Nous ne sommes pas responsables des échauffourées qui ont eu lieu, car nous ne sommes pas, jusqu’à preuve du contraire, chargés du maintien de l’ordre. Certes, nous condamnons les actes de vandalisme mais, dans le même temps, nous avons de nombreuses interrogations sur la manière dont la Préfecture a observé et laissé faire ces débordements", écrivent-ils dans un communiqué.

Ils dénoncent enfin un "pseudo dialogue mis en place par le Premier ministre et le ministre des Transports" : "Nous entendons aujourd’hui que les partisans de l’aéroport voudraient justifier le début des travaux par les débordements de samedi ! Les dégâts - réels et choquants - ne peuvent valoir justification pour faire disparaître irrémédiablement une zone humide remarquable pour réaliser un équipement inutile. Nous ne nous laisserons pas enfermer dans ce piège."

Lundi, la conseillère générale de Loire-Atlantique François Verchère s’interrogeait de la même façon, dans une lettre envoyée au ministre de l’Intérieur Manuel Valls , sur la manière dont les forces de l’ordre avaient géré les violences, et déplorait que les images de "guerilla urbaine" amènent à "occulter, une fois encore, le fond du dossier". La manifestation de samedi dernier a rassemblé entre 20.000 à 60.000 personnes hostiles à l'aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Une mobilisation largement supérieure à celle enregistrée lors du rassemblement du 17 novembre 2012 où 13 000 à 40 000 personnes étaient venues sur la Zad.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter