Nouvelle commande géante pour les chantiers STX de Saint-Nazaire

Nouvelle commande géante pour les chantiers STX de Saint-Nazaire

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INDUSTRIE - Le groupe américain RCCL vient de confirmer la commande d'un deuxième navire de classe Oasis, l'un des plus gros du monde, pour environ un milliard d'euros.

Le carnet de commandes s'étoffe aux chantiers navals STX de Saint-Nazaire. Vendredi, le groupe américain de croisières RCCL a confirmé l'achat d’un deuxième navire de croisière de classe Oasis, l’un des plus gros au monde, pour environ un milliard d’euros. L’Oasis 4, un mastodonte de 360 mètres de long et 60 de large pour 60.000 tonnes d’acier, pourra emporter quelque 8.000 passagers et membres d’équipage.

Il sera le jumeau de l’Oasis 3, le plus grand paquebot au monde, dont le premier bloc a été mis sur cale dans les anciens Chantiers de l’Atlantique vendredi également. “Nous allons construire non pas un, mais deux navires Oasis ici à Saint-Nazaire”, a annoncé lors de la cérémonie le PDG de Royal Caribbean Cruises Ltd (RCCL), numéro deux mondial de la croisière, Richard Fain. En pratique, l’armateur américain va lever l’option qu’il avait prise lors de la commande de l’Oasis 3 en décembre 2012, à un moment où les Chantiers traversaient une phase critique.

L’équivalent de “10 millions d’heures de travail”

Le nouvel Oasis doit être livré dès le printemps 2018 et représentera l’équivalent de “10 millions d’heures de travail”, selon le directeur général de STX France, Laurent Castaing. Cette annonce intervient moins de deux mois après la commande par l’italo-suisse MSC Croisières à STX France de deux gros paquebots, pour 1,5 milliard d’euros. “Nous sommes absolument ravis, a confié M. Castaing. Le chantier va avoir un très gros paquebot à livrer tous les ans jusqu’en 2019, un carnet de commandes que beaucoup d’industries peuvent nous envier.”

Le chantier a étrenné vendredi son nouveau portique géant en mettant sur cale le premier des 86 blocs qui composeront l’Oasis 3, moins de huit mois après le début de la construction. “Ce portique représente un atout pour notre compétitivité pour les très grands navires qu’appelle aujourd’hui le marché”, a relevé Laurent Castaing.

Pour STX France, qui emploie quelque 2.000 personnes et fait travailler 4.000 sous-traitants, cette commande confirme un retour à un plan de charge soutenu après des périodes de chômage partiel. A tel point que la direction n’exclut pas des recrutements. “De bonnes nouvelles au niveau de la charge peuvent amener de bonnes nouvelles au niveau de l’embauche”, a confié Laurent Castaing, soulignant que l’accord de compétitivité conclu en début d’année avec les salariés contribuait à “tenir les objectifs de prix”.

Diversification des chantiers

Le chantier, qui a également engrangé en janvier un contrat de 270 millions d’euros pour la construction d’un ferry au gaz naturel pour la compagnie bretonne Brittany Ferries et qui espère la confirmation de quatre ferries pour la SNCM, n’entend pas pour autant abandonner ses projets de diversification dans les énergies marines, selon son dirigeant.

Laurent Castaing a par ailleurs assuré n’avoir “aucune inquiétude” quant à la livraison comme prévu à la Russie de deux bâtiments militaires de type Mistral, que certains jugent susceptible d’être compromise par la crise ukrainienne. STX France est détenu à 66,6% par STX Europe (filiale du sud-coréen STX) et à 33,3% par l’Etat.

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