Oncopole de Toulouse : les premiers patients ont investi l’Institut universitaire du cancer

Oncopole de Toulouse : les premiers patients ont investi l’Institut universitaire du cancer

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SANTE – Le nouvel hôpital, qui regroupe les effectifs de l’institut Claudius-Régaud et du CHU de Toulouse, a ouvert ses portes aux premiers patients ce lundi. La grande majorité des équipes médicales devraient avoir déménagé d'ici la fin du mois de mai.

Des couloirs lumineux, des puits de lumière et des équipements à la pointe. Les premiers patients ont enfin découvert les locaux flambants neufs du nouvel Institut universitaire du cancer de Toulouse (IUCT) ce lundi sur le site de l'Oncopole, à Langlade.

Si certains d’entre eux cherchent encore leur chemin dans ce bâtiment de 60 000 mètres carrés, la plupart sont enthousiastes. Comme Gabriel, jusque-là pris en charge à Claudius-Regaud et venu du Tarn-et-Garonne pour sa consultation de suivi : "On se perd un peu au début, mais c’est très spacieux et lumineux, ça a tendance à me rassurer".

Rivaliser avec les plus grands plateaux européens.

Pour l’heure, seules les consultations sont ouvertes. Les premières séances de radiothérapie débuteront sur le site de l’IUCT- Oncopole le 26 mai. D’ici là, les équipes médicales prennent leurs marques. Dans le service de radiothérapie, le docteur Jean-Marc Bachaud a inauguré le nouveau scanner la semaine dernière. "On a des équipements de pointe qui permettent de rivaliser avec les grands plateaux européens. Sept manipulateurs des accélérateurs ont été recrutés, donc cela se passe dans de bonnes conditions", explique-t-il.

Les 1 200 professionnels à la fois issus de la clinique Claudius Regaud et du CHU de Toulouse qui investissent progressivement les lieux devront néanmoins apprendre à collaborer : "Le CHU est une immense structure qui fonctionne par organe et Claudius-Regaud par pathologie. L’idée est de faire un mariage entre ces deux types d'organisations, cela change les habitudes de travail mais je pense que nous sommes tous motivés" explique Philippe Daguenel, cadre de santé en radiothérapie.

Accéder à des traitements de pointe

Outre les soins, la mission de ce nouvel hôpital est de multiplier les essais cliniques de médicaments en lien étroit avec le Centre de recherche en cancérologie de l’Inserm, associé au CNRS et à l’université Paul Sabatier qui ouvrira ses portes en septembre sur le même site. "Nous n’avons pas vocation à traiter tous les patients de Midi-Pyrénées, explique Jean-Marc Bachaud. L’idée est d’offrir des traitements de pointe aux cas délicats en collaboration avec le pôle de recherche publique et les laboratoires installés sur un même site. C'est assez unique en France. On espère que cela va créer une émulation".

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