"Osezlemix", le site pour briser les clichés en Paca

"Osezlemix", le site pour briser les clichés en Paca

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EMPLOI – 10 à 20 % des emplois non pourvus pourraient l’être si les stéréotypes liés aux métiers étaient levés. Le site www.osezlemix.fr a été créé en Paca pour casser les clichés dans le monde de l’emploi.

Un véritable gâchis dans la lutte contre le chômage. En Paca, 10 à 20 % des emplois non pourvus pourraient l’être si les stéréotypes liés aux métiers étaient levés. Des clichés qui ont la dent dure et qui empêchent surtout les femmes de se tourner vers des secteurs en pleine croissance.

"C’est avant tout pour des raisons culturelles précise Françoise Rastit, déléguée régionale aux droits des femmes et à l’égalité. Même si elles en ont les compétences, elles ont toujours un frein pour se tourner, par exemple, vers le domaine de la commande numérique où il y a pourtant un manque de main-d’œuvre".

Afin de "briser les clichés", la région en partenariat avec la cité des métiers de Marseille a donc décidé, à son échelle, de militer pour la mixité. Mardi, le site Internet baptisé " osezlemix.fr " a vu le jour pour démontrer que la parité hommes femmes peut se faire dans des secteurs a priori réservés à la gente masculine.

"Une question de survie"

"C’est un sujet parfois un peu barbant concède Gaëlle Lenfant, vice-présidente à la région Paca, déléguée aux solidarités, mais avec cette page Web dédiée à la région, on a un outil de convergence permettant de s’informer en toute simplicité".

Outre les exemples d’entreprises œuvrant pour la mixité, osezlemix.fr rappelle le cadre législatif en la matière. Avec 17 % de femmes employées, le groupe Airbus-Helicopters à Marignane mesure les efforts à fournir mais entend changer de braquet. "C’est une question de survie", lâche même Bernard Bourelly, chargé des politiques sociales chez le géant de l’aéronautique. Aujourd’hui, la plupart des diplômées en Bac S se tournent vers les métiers du médical ou du commerce mais ne pensent pas à notre secteur. C’est une somme de potentielles que nous ne capterons pas", regrette-t-il.
 

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