Otages libérés : une rançon de 13 millions d'euros ?

Otages libérés : une rançon de 13 millions d'euros ?

DirectLCI
OTAGES - Un hebdomadaire allemand affirme que la France a versé 13 millions d'euros pour la libération, le 19 avril, des quatre journalistes qui avaient été capturés en Syrie, en juin 2013. La France dément.

La question de l'éventuel versement d'une rançon est récurrente à chaque fois qu'un otage est libéré. Lorsqu'il avait accueilli, dimanche 20 avril, les quatre journalistes tout juste libérés après dix mois de captivité en Syrie, François Hollande avait affirmé que la France "ne payait pas de rançon" dans les affaires d'otages. Un journal allemand croit pourtant savoir le contraire. Dans son édition parue ce samedi, l'hebdomadaire Focus certifie en effet que la France a versé 18 millions de dollars (un peu plus de 13 millions d'euros) aux ravisseurs.

L'aide des services secrets turcs

Les fonds, convoyés vers la capitale turque Ankara par le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, ont été versés aux ravisseurs par l'intermédiaire des services secrets turcs, selon Focus, qui cite des sources proches de l'Otan. Lors de son discours sur le tarmac de l'aéroport de Villacoublay, le président Hollande avait certifié que le non-versement d'argent était "un principe très important pour que les preneurs d'otages ne puissent être tentés d'en ravir d'autres".  "Tout est fait par des négociations, des discussions", avait-il ajouté. La France a réaffirmé cette position ce samedi midi, démentant "catégoriquement" les informations du magazine allemand.

Focus révèle également que selon des experts de l'Otan, l'espionnage français a été informé dès le début du lieu de détention des quatre journalistes, mais a renoncé à une intervention armée pour les libérer en raison des combats qui secouent la Syrie. Didier François, Edouard Elias, Nicolas Hénin et Pierre Torrès avaient été enlevés en Syrie, en juin 2013. Après dix mois passés dans des conditions éprouvantes , ils ont été retrouvés par l'armée turque dans la nuit du 18 au 19 avril, près de la frontière entre la Turquie et la Syrie.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter