Où sont les chauffeurs Uber à Marseille ?

FRANCE
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TRANSPORTS – Depuis mercredi, aucun véhicule avec chauffeur n’est disponible depuis mercredi sur l’application UberPOP lancée lundi à Marseille. Un contretemps, explique le directeur général d’Uber en charge du développement en France.

Uber risque de ne pas oublier son lancement à Marseille. Annoncée lundi sur les réseaux sociaux, l’application UberPOP, offrant l’opportunité aux particuliers véhiculés de proposer leurs services à d’autres particuliers, a créé une poussée de fièvre sans précédent dans la seconde ville de France.

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Dans le VIe arrondissement, une réunion de la société californienne a été stoppée par les taxis. Un particulier, inscrit sur l’application, a été pris à partie. Au terme d’une réunion entre une délégation syndicale et le préfet, ce dernier a pris un arrêté pour rappeler "l'illégalité des services type UberPOP et prévoit des contrôles renforcés ".

Pas de véhicules sur l’application

Dont acte pour Uber, bien décidé toutefois à poursuivre son activité. Jusqu’à mardi soir, des chauffeurs étaient en effet toujours visibles à Marseille, mais depuis deux jours c’est le néant. Pas de traces de véhicules Uber sur la carte de l’application.

"Elle a été suspendue", indique Rachid Boudjema, secrétaire général du Syndicat des Taxis Marseillais . "Le préfet a été clair, rappelle-t-il. Uber a fini par comprendre que ça allait mal se terminer, car ils sont le symbole de la casse sociale dans notre pays".

300 nouveaux chauffeurs inscrits

Prise de remords, la société californienne habituée aux démêlés avec la justice en France aurait-elle fini par céder aux pressions ? Pas vraiment si l’on en croit Alexandre Molla directeur général d’Uber en charge du développement.

Du bout des lèvres, il reconnaît être "frustré" par l’absence de voitures, mais l’assure : "non l’application n’est pas suspendue". Alors comment explique-t-il le manque de chauffeurs ? "Le lancement de l’application demande énormément de travail", explique-t-il dans un premier temps.

Puis dans un second temps, en référence aux débordements du début de semaine, il souligne : "La violence des voyous a pu intimider certains conducteurs". Des chauffeurs sans doute échaudés par l’œuf pris par l’un d’entre eux  (voir ci-dessous) lundi dernier. Un œil sur les connexions, Alexandre Molla l’assure pourtant : "300 nouveaux chauffeurs se sont inscrits à Marseille". Et selon lui, "tout est fait pour que des véhicules soient disponibles dans les prochains jours".
 

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