Oullins : la nouvelle vie des demandeurs d’asile

Oullins : la nouvelle vie des demandeurs d’asile

DirectLCI
SOCIÉTÉ – Près de deux mois après leur arrivée dans la commune de l'ouest lyonnais, les vingt-huit familles, originaires d’Albanie pour la plupart, trouvent peu à peu leurs marques. Même si le temps est parfois long.

Derrière un préfabriqué, deux adolescents miment des exercices de musculation en soulevant des pièces métalliques. A quelques mètres de là, d’autres jeunes tapent dans un ballon. Dans le camp mobile d’Oullins, où près de 150 demandeurs d’asile sont installés depuis le 18 novembre, le calme règne de nouveau, loin de l’assourdissant tapage qui marqua leur départ du pont Kitchener.

"Pour l’instant, il n’y a pas de problème. Les gens se comportent correctement", confirme un gardien, chargé de vérifier que la sécurité de tous les habitants du campement est assurée. Les vingt-huit familles, principalement originaires d’Albanie, vivent dans des "unités de vie" avec chauffage, eau et électricité, chaque bungalow pouvant accueillir jusqu’à six personnes. Les demandeurs d’asile peuvent ainsi manger, se laver et dormir dans des conditions acceptables.

Une salle de classe au sein du camp

Mino*, un Albanais qui a vécu durant trois mois sous l’autopont de Perrache avec sa femme et ses cinq enfants, se réjouit d’avoir enfin pu mettre les siens à l’abri. "Les conditions de vie ici sont bien sûr incomparables par rapport au pont Kitchener", fait-il savoir dans un français hésitant, alors que sa femme offre le café. Pour la plupart des occupants, les journées sont longues. Les femmes s’attellent aux tâches ménagères tandis que les hommes, habitués à travailler, se sentent parfois inutiles.

Forum Réfugiés est en charge de la gestion du site. L’association lyonnaise organise notamment des rendez-vous avec des adultes afin de les aider à constituer les dossiers de demandes d’asile. Une salle de classe pouvant accueillir une vingtaine d'élèves a également ouvert ses portes au sein du camp. Les cours sont donnés en français. Ainsi va la vie du "village", censé rester en place jusqu’au 31 mars.

*Prénom modifié
 

Plus d'articles