Pas d’encadrement des loyers à Nantes, mais…

Pas d’encadrement des loyers à Nantes, mais…

IMMOBILIER – La maire PS de Nantes Johanna Rolland a écrit au Premier ministre pour lui dire ses convictions en matière de logement et défend davantage un dispositif "à la nantaise", plutôt qu’un encadrement des loyers, comme proposé par la loi Duflot.

Pourquoi ne pas encadrer les loyers à Nantes ? La question a été soulevée par le député de Loire-Atlantique François de Rugy , après que Manuel Valls a donné à chaque ville la possibilité de le faire, ou non, dans le cadre de la loi Duflot. Une semaine après, la maire, Johanna Rolland, a donné sa réponse. Ce sera non. Elle n'est en effet pas convaincue par cette solution au cas par cas qui "peut créer des inégalités entre les villes", tandis qu'un "cadre national aurait donné une cohérence sur l'ensemble du territoire". Pour autant, l'élue fait du sujet du logement l’une de ses priorités.

D’après les chiffres du marché locatif, la situation à Nantes n'est pas tendue. Les prix sont de 10, 8 euros par m2, contre 14 euros à Lille, ou 12, 8 à Lyon. Et ces bons résultats ne sont "pas un hasard", d’après l'édile. Si les loyers sont en effet restés stables ces trois dernières années, c’est d’abord grâce à "une politique active de la ville en matière de construction", via la mise en place d’un plan local de l’habitat : 7 000 logements sont construits chaque année depuis 2010, dont 2 000 sociaux. A également été mis en place un Observatoire du locatif privé permettant de suivre l’évolution des prix.

Une solution "à la nantaise"

Toutefois, malgré les 50 000 logements sociaux sur l’agglomération, la demande reste forte : 17 000 dossiers sont en attente à Nantes et 30 000 (dont un tiers de mutations) dans la métropole. Par ailleurs, 100 000 habitants supplémentaires sont annoncés d'ici à 2030.

Et pour que la ville garde son attractivité, Johanna Rolland vient d’envoyer une lettre au Premier ministre Manuel Valls. Elle lui fait part de son plan d’action pour "garantir tout dérapage futur": maintien d’une disposition déjà existante, datant de 2012, qui plafonne l’augmentation de loyers existants à l’inflation. "Elle a prouvé son efficacité", avance Johanna Rolland. Est aussi demandée la labellisation de l’Observatoire des loyers, pour y associer les associations de locataires et communiquer publiquement les données. Enfin : la création d’une Maison de l’habitant, lieu d’information sur le logement.
 

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