Paul Hofman, le Niçois pionnier dans la détection du cancer du poumon

FRANCE

PORTRAIT - L’équipe de recherches niçoise du professeur Paul Hofman vient de mettre au point un test sanguin pour détecter le cancer du poumon des années avant qu’il soit visible par imagerie. Une première mondiale qui place ce Niçois du CHU Pasteur sous les feux médiatiques.

Pour trouver le professeur Paul Hofman, c’est à son laboratoire du centre hospitalier universitaire de Pasteur qu’il faut se rendre. Ce bourreau de travail y passe la plupart de son temps. D’autant plus depuis que, avec son équipe, le Niçois vient de mettre au point une méthode pour diagnostiquer précocement le cancer du poumon.

Mais Paul Hofman l’assure, entre deux coups de fil à la presse internationale, c'est avant tout le résultat de la passion pour son travail : "A Nice, notre équipe de onze personnes a réussi à créer un test sanguin pour détecter en amont des cellules sentinelles du cancer, bien avant que les premiers nodules pulmonaires soient détectables par imagerie." 

D’Harvard au CHU de Nice

Une première mondiale qui met le Niçois d’origine hollandaise sous les feux de la rampe. Du lycée Masséna à l’université de Nice où il a fait ses études, le professeur Hofman a atterri à Harvard où il a pris gout aux techniques de travail à l’américaine. Depuis toujours, il étudie le cancer et, si sa découverte est une réelle avancée, il s’inquiète également des incidences de la pollution atmosphérique sur le nombre de cancer du poumon.

"Mes racines niçoises me tiennent à cœur, c'est pour ça que je suis ici. Et pour ma famille. Pourtant, aux Etats-Unis, il est bien plus simple et valorisant de faire de la recherche", reconnaît l’universitaire azuréen qui travaille quasiment chaque jour de 7h30 à 21h30.

Poursuite de l’étude

Et ce fils et petit-fils d’imprimeurs niçois ne se réjouit pas trop vite de cette découverte. Selon lui, "le plus dur reste à faire. Nous souhaitons étendre l’étude au niveau national sur au moins 2000 patients à risque. Je me suis également engagé dans la caractérisation génétique des cellules tumorales", assure Paul Hofman. Encore des heures au labo en perspective pour celui qui est toujours à la recherche d’un équilibre entre sa vie de famille et son travail.
 

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