Périscolaire : les parents inquiets quant au recrutement des animateurs

FRANCE

EDUCATION -Vendredi, les activités périscolaires voulues par le gouvernement socialiste débuteront dans 217 écoles marseillaises. Nombre d’animateurs ont été embauchés au pied levé, certains ne possédant pas les diplômes requis. Des parents sont inquiets.

Qui va s’occuper des enfants ? Demain, les activités périscolaires du vendredi après-midi vont débuter dans 217 écoles marseillaises sur 445 , selon les chiffres de la mairie. Cela va être une grande première pour nombre de bambins qui vont faire la connaissance de leurs animateurs fraîchement embauchés. Et, du coup, pas toujours formés. Ce qui inquiète certains parents.

"A la maternelle de mon fils cadet, ce sont les animateurs de l’Ifac du mercredi qui vont intervenir. Cela me rassure, ils ont l’habitude, confie une maman dont les enfants sont scolarisés dans le Ve arrondissement de Marseille. Par contre, pour mon grand garçon de CE1, on ne sait rien. On ne connaît aucun des animateurs, et n’a aucune information sur leurs compétences et leur projet pédagogique. J’avoue que je suis un peu inquiète".

"Nous avons eu des surprises avec les casiers judiciaires".

A La ligue de l’enseignement, qui a en charge les activités périscolaire de 65 écoles et doit pour cela recruter 400 animateurs, on se veut rassurant : "On embauche des personnes diplômées comme non diplômées puisque nous les sélectionnons sur le projet d'animation proposé, et sur leur expérience". Pressée par le temps mais pleinement consciente de l’enjeu, cette structure d’éducation populaire dispensera à ses nouveaux salariés des formations sur la sécurité, la petite enfance et la conduite d’activités. "Et, pour certains, nous financerons des Bafa, le diplôme d’animateur", précise leur porte-parole.

Car, oui, certains encadrants du vendredi après-midi ne possèdent pas ce diplôme de base de l’animation. "Pour répondre à la demande, nous avons permis aux fédérations d’embaucher des gens n’ayant pas le Bafa, confirme Danièle Casanova. Ce n’était pas possible autrement." Afin d’éviter au maximum tout problème, la mairie a exigé des candidats leur casier judiciaire. "Nous avons eu de mauvaises surprises, glisse l’adjointe à l’éducation de Jean-Claude Gaudin. Cela dit, on n’écarte pas les gens condamnés pour excès de vitesse. Cela peut arriver à tout le monde, et n’empêche pas de s’occuper d’enfants".

"Nous n’avons pas eu de problème avec les casiers judiciaires, affirme pour sa part la Ligue de l’enseignement. Généralement, ceux qui ont eu maille à partir avec la justice ne viennent pas nous les présenter".
 

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