Petits commerces : la guerre du web est déclarée

Petits commerces : la guerre du web est déclarée

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INTERNET – A l’heure où le numérique et les stratégies digitales deviennent des incontournables pour attirer les clients, maîtrisés par les grandes enseignes, les commerces de Loire-Atlantique sont encore à la traîne. La CCI de Nantes Saint-Nazaire veut les aider à envahir la Toile.

Pour attirer les clients, mieux vaut aujourd’hui avoir des compétences en réseaux sociaux. Mais il y a encore du travail, pour les 12 000 petits commerces de Loire-Atlantique. "Ils ne sont que 15% à avoir une vraie politique commerciale sur le Web", détaille Maxime Amieux, conseiller à la Chambre de commerce et d’Industrie Nantes-Saint-Nazaire . Même si des nuances existent : "Des secteurs comme le tourisme et la restauration sont sensibilisés à l’importance d’avoir une vitrine en ligne et font attention à leur e-réputation".

La Toile est devenue incontournable. "Un commerçant qui passe à côté du numérique aujourd’hui aura les pires difficultés pour développer son activité", estime Jean-François Gendron, président de la CCI. "C’est un moyen supplémentaire d’assurer des ventes." Internet a également modifié les comportements : "Les grandes enseignes se sont mises à choyer les clients, avec des coupons de réduction, des envois de SMS pour les ventes privées."


Vitrines interactives et bornes tactiles pour attirer le client

Les petits commerces voient ainsi se creuser l’écart avec les grands groupes. Et il semble dur de s’aligner : manque de temps, peu de moyens financiers à y octroyer… Pour les aider, la CCI met en place une "Route du web", un dispositif de conseils et d’assistance personnalisé . Le tout à bord d’une caravane qui va sillonner le département.

"On veut dédramatiser et montrer qu’il existe des dispositifs facilement applicables et souvent gratuits, permettant de récolter des contacts, envoyer des newsletters", indique Maxime Amieux. Le tout pour se constituer un noyau de clientèle fidèle avant la vente, "mais aussi après, en gardant un lien avec les clients".

Avec quelques centaines d'euros, d’autres outils existent pour attirer de nouveaux types d'acheteurs, comme des vitrines d'achat tactiles, des bornes d’écoute client. Julien Collombet, gérant de la Station, boutique de vêtements de la rue Crébillon a ainsi installé pendant une journée un Photomaton, qui lui a permis de récolter une quarantaine d’adresses mails pour son fichier client. "Ça fait parler et revenir", estime-t-il. Convaincu. Il va bientôt mettre une tablette tactile dans sa vitrine, diffusant ses articles la nuit.
 

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