Peur sur le chantier du grand bus à Marseille

FRANCE

INSECURITE – Face à la recrudescence d’actes de délinquance sur le chantier du très grand bus, entre la fac de Saint-Jérôme et le centre-ville, la mairie et les professionnels des travaux publics se sont réunis à la préfecture de police.

Le phénomène n’est pas nouveau mais prend des proportions inquiétantes. Certains ouvriers du chantier du très grand bus reliant le campus de Saint-Jérôme au centre-ville sont victimes d'une série d'actes de délinquance. Preuve en est, poliment, l’un d’eux refuse d'être photographié. "Non, merci, je préfère ne pas être reconnu. Je ne veux pas jeter d’huile sur le feu avec certains jeunes du quartier", soupire-t-il.

Des "jeunes" venus notamment des cités voisines estime Karim témoin récemment d’une scène hallucinante. "Deux types sont venus en scooter. L’un d’eux avait un couteau. Ils sont repartis avec une tronçonneuse", se rappelle-t-il. Plus de peur que de mal. Mais quelques semaines après, un des ouvriers a été frappé pour sa chaîne en or relate un maçon. "Je dis aux gars de sauver leur peau plutôt que le matériel", souligne un responsable.

Des agents de sécurité sur le chantier

Face à cette série d’agressions, une société de gardiennage a été dépêchée sur place. Facilement reconnaissable à leur tenue noire, une poignée d’agents de sécurité assure le bon déroulement du chantier. La situation est plutôt calme en ce moment, "mais on reste méfiants", confie Luc préconisant de ne pas "laisser traîner du matériel en fin de journée".

Des mesures concrètes accompagnées d’une prise de conscience politique pour éviter "un droit de retrait des entreprises qui pourraient retarder la livraison des travaux", indique la mairie de Marseille dans un communiqué. Vendredi dernier, une réunion en préfecture de police en présence de la fédération du BTP 13 a acté le renforcement des patrouilles de police sur le chantier de Saint-Jérôme.
 

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