Pierre Cohen : "Le maire essaie de créer une ambiance catastrophiste"

FRANCE

POLITIQUE - Un mois et demi après sa défaite aux municipales, l'ancien maire de Toulouse Pierre Cohen (2008-2014) est sorti de son silence médiatique. Et fait des mises au point sur plusieurs dossiers dont certains seront évoqués en conseil municipal vendredi.

La nouvelle politique culturelle

Pierre Cohen regrette  l'abandon de la Maison de l'image - un projet à "vocation culturelle" -, qui contribue selon lui à maintenir le quartier de La Reynerie dans une logique de ghettoïsation. "D'autant que les aides consacrées à ce projet (9 millions d'euros) seront définitivement perdues", regrette Vincentella de Comarmond, ancienne élue en charge de la culture. L'abandon de Skertzo, (projection d'images sur la façade du Capitole), la déprogrammation d'artistes à l'occasion de la fête de la musique ou le déplacement des festivités du 14-Juillet prairie des Filtres reflètent "une vraie volonté de la part de l'actuelle majorité de réduire la voilure sur des politiques reconnues et appréciées".

Les transports en commun

Sans doute la question épineuse sur laquelle majorité et opposition s'accrochent le plus. "Le pseudo discours sur la "faillite" des finances de la ville permet à Jean-Luc Moudenc de remettre en cause des projets de transports en commun promis pendant la campagne et qu'il ne pourra pas financer comme la 3e ligne de métro ", justifie Pierre Cohen. Il y a quelques jours, l'adjoint aux finances Sacha Briand a pointé du doigt un déficit de 100 millions d'euros et regretté que la ville de Toulouse ne compte plus d'épargne. "Les caisses ne sont pas vides, le maire de Toulouse essaie de créer une ambiance de catastrophisme", répond Pierre Cohen. Le projet d'aérotram devant relier Rangueil à l'Oncopole pourrait être remis en cause. "Pourtant cela répond à un vrai maillage utile de l'offre de transport", rétorque Pierre Cohen.

Sa défaite aux municipales

"Même s'il y a une part locale, le contexte national a beaucoup joué", explique l'ancien maire de Toulouse qui évoque "un grand vide" après sa défaite du 30 mars 2014. "Je n'ai rencontré personne qui nous donnait perdant, on a peut-être manqué de pédagogie pour expliquer nos réalisations et notre projet. Les sondages qui nous étaient favorables, même si je n'y ai jamais cru, ont sans doute influencé le vote des électeurs de gauche qui se sont abstenus". Selon Pierre Cohen, le parti socialiste devrait se réunir en juin pour analyser les raisons de la défaite aux municipales de 2014.
 

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