Pollution en Rhône-Alpes : du mieux, mais cela reste insuffisant

Pollution en Rhône-Alpes : du mieux, mais cela reste insuffisant

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ENVIRONNEMENT - La qualité de l'air rhônalpin a tendance à s'améliorer, mais le chantier reste énorme. Air Rhône-Alpes appelle chacun à se prendre en main.

Respirez, mais le nez bouché. Selon une étude Ipsos pour Air Rhône-Alpes, 83 % des Rhônalpins se disent inquiets de la qualité de l'air qu'ils respirent. Cette préoccupation serait particulièrement forte chez les femmes, les urbains et les 15-34 ans.

"Nous constatons également qu'un Rhônalpin sur deux est prêt à faire une action individuelle pour protéger l'air, complète Alain Chabrolle, président d'Air Rhône-Alpes . Mais il y a encore une véritable éducation à faire auprès de la population. Les élus aussi doivent comprendre que la qualité de l'air est un enjeu important, même si ce sont des politiques dont on ne récolte les fruits que sur le long terme."

L'Europe pourrait sanctionner

Si la qualité de l'air dans la région a tendance à être meilleure depuis une dizaine d'années, le dispositif d'information ou d'alerte a néanmoins été activé durant 83 jours en 2013, et ce à cause d'un taux trop élevé de particules fines dans 90 % des cas. "C'est dire les efforts qu'il y a encore à faire", soupire Alain Chabrolle. Afin de lutter contre la pollution, quatre plans de protection de l'atmosphère (PPA) viennent d'être signés en Rhône-Alpes. Ils concernent les bassins lyonnais, grenoblois et stéphanois, auxquels il faut ajouter la vallée de l'Arve (Haute-Savoie).

"Il s'agit de limiter au maximum les émissions des industries, des chaudières collectives et de développer les modes de transports doux, précise Christophe Deblanc, chef de service adjoint à la Dreal . Les particuliers doivent aussi changer leurs comportements : en ne brûlant pas les déchets végétaux, en utilisant mieux les transports en commun ou pratiquer l'autopartage." Si la situation ne s'améliore pas rapidement, la France s'expose à de lourdes sanctions financières de la part de la Commission européenne : les pénalités peuvent aller de 10 à 30 millions d'euros par an, sans compter les éventuelles astreintes journalières.
 

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