Portables en prison : "c’est la porte ouverte aux trafics"

Portables en prison : "c’est la porte ouverte aux trafics"

France
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SECURITE – Le Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL), Jean-Marie Delarue, s'est redit favorable mercredi à ce que les détenus soient autorisés à posséder un téléphone portable, qui constituerait un "facteur considérable d'apaisement" de la détention. Une fausse bonne idée estime David Cuchietti, secrétaire local CGT des Baumettes.

Quelle est votre réaction à cette proposition ?
Honnêtement, je ne vois pas ce que ça va apporter de plus. Si on autorise, je crains que ce soit la porte ouverte à tous les trafics, mais aussi au racket entre détenus. Ils pourraient aussi communiquer entre eux ce qui est interdit dans certains cas. Certains seraient aussi tentés de mettre la pression sur des victimes. Franchement je ne vois pas le côté positif.

Le contrôleur général estime cependant que cette autorisation serait "un facteur d’apaisement" pour vous et les détenus…
Le chiffre de 900 portables saisis par an aux Baumettes est avancé, mais je ne suis pas sûr que ce soit autant. Oui, c’est un problème, mais on ne s’épuise pas à les chercher ! S’il y avait des brouilleurs de réseau, on ne se poserait pas de questions.

Mais alors quelles solutions envisagez-vous ?
Il faudrait peut-être augmenter le nombre de cabines. Mais c’est comme la question des moyens supplémentaires. Si on était plus nombreux, on aurait sans doute moins de problèmes.
 

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